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Articles avec #histoire des arts

La ville médiévale, d'après une bande dessinée de Bourgeon - 5e - 2012

26 Mai 2013, 23:12pm

Publié par histege

LA VILLE DANS L’OCCIDENT CHRÉTIEN

D’APRÈS UNE BANDE DESSINÉE DE BOURGEON

MONTROY-LA-VILLE

 

 

Étude faite à partir d’images de bandes dessinées tirées de François BOURGEON, Les Compagnons du Crépuscule, vol. 3 : Le Dernier Chant des Malaterre, Casterman, 1990

 

 

Image 1

Ville vue générale p 17

 

1.    Comment appelle-t-on ce type de vue ?

 

2.    En quel matériau est construit le pont ? Quelles sont les fonctions du pont ?

 

3.    Sur quel site naturel la ville est-elle construite ?

 

4.   Qu’est-ce qui indique qu’il s’agit d’une ville ? Quels bâtiments et éléments d’architecture peut-on reconnaître sur l’image ?

 

5.    Qu’est-ce qui domine la ville en arrière-plan ?

 

6.    À quoi sert le fleuve ? Sais-tu comment appelle-t-on les embarcations qui empruntent le fleuve ?

 

7.    En résumé, qu’est-ce qui montre qu’il s’agit d’une ville riche avec une activité économique florissante ?

 

Image 2

Fossé devant ville p 18

 

1.    Qu’est-ce qui précède la ville et ses remparts ?

 

2.    Que font les deux personnages au premier plan ?

 

3.    Qu’est-ce qu’une foire (voir ton livre aux pages 96 et 106) ?

 

Image 3

Maisons romane colomb p56

 

1.    Compare les deux maisons urbaines (construction, matériaux, éléments d’architecture) ?

 

2.    D’après toi, quelle est la plus ancienne des deux ? Quelle est la plus chère ?

 

3.    Laquelle des deux est une maison romane ?

 

4.    Quelles différences peux-tu relever avec la maison paysanne reconstituée à la page 43 de ton livre ?

 

Image 4

Maison à colombages p 59

 

1.    Avec quels matériaux est construite cette maison ?

 

2.    Combien d’étages a-t-elle ?

 

3.   En t’aidant de la page 108 de ton livre (ville de Troyes), quels éléments d’architecture peut-tu reconnaître ?

 

Image 5    

Maison urbaine p 48

 

1.    Avec quel matériau est fait le toit de la maison ?

 

2.    À quoi sert le rez-de-chaussée de la maison ?

 

3.    Quel est le matériau utilisé pour recouvrir le sol de la place ? Est-ce un signe de richesse ? Explique pourquoi.

 

Images 3, 4, 5 et 6

 

1.    Comment est la décoration extérieure des maisons ?

 

Image 6

Place avec pilori p 64

 

1.    Par quoi la place est-elle bordée ? Sur quoi reposent les maisons ?

 

2.    Comment appelle-t-on la construction en bois sur la place ? À quoi sert-elle ?

 

3.    Quel est l’usage qui est fait du rez-de-chaussée des maisons ouvert sur la place ?

 

4.    Bilan : rédige une phrase simple qui précise la fonction et l’importance des places dans une ville.

 

 

Images 7 et 8

Drapier père de Jacot p 21

 

1.    Décrit le costume du personnage au premier plan. Qu’est-ce qui indique qu’il s’agit d’un personnage riche ?

 

2.    Quel est son métier ? En quoi consiste-t-il ?

 

3.    Recherche dans ton livre page 100 le mot qui désigne l’habitant d’une ville ou d’un bourg au Moyen Âge.

 

4.    Que tient-il dans sa main ? D’après cela, quelle catégorie sociale, autre que les clercs, est capable de lire et écrire ?

 

Images 9 et 10

Péage urbain p 17

 

1.    À quelle condition peut-on pénétrer dans la ville ? Que veut dire le mot péager ?

 

2.    À ton avis, pourquoi les roues cerclées de fer sont-elles normalement interdites dans la ville ?

 

3.    À l’aide de ton livre page 98, donne la définition du mot foire. Où se déroule la foire ? En quelle saison a-t-elle lieu ?

 

Images 11 et 12

Boucher p 33

 

Etal de poissons p 46

 

1.    Quelles sont les activités économiques représentées ?

 

2.    Décrit le matériau du sol et l’état de la rue.

 

 

Images 13, 14, 15 et 16

Quartier des tanneurs p 33

 

1.    Qu’est-ce qui est mis à sécher le long du canal ?

 

2.    À quoi servent les cuves ?

 

3.    Comment appelle-t-on ce type d’activité ?

 

4.    Pourquoi cette activité est-elle située à proximité d’une rivière ou d’un canal ?

 

 

 

Images 16 et 17

Tanneurs p 33

1.    Quel est l’inconvénient d’une telle activité ?

 

2.    Quelle place occupe-t-elle dans la ville ?

 

 

 

Images 18, 19 et 20

Rue au change p 33

 

Changeur p 34

 

Change p 34

 

1.    De combien de monnaies différentes dispose le chevalier sans visage ? De quel pays proviennent les monnaies « angloises » ?

 

2.    Que fait le personnage au premier plan de l’image 19 ? Quel est son métier ? À quoi peut bien lui servir le livre ?

 

3.    Pourquoi le chevalier doit-il changer ses monnaies dans la ville et avoir recours à un spécialiste du change ?

 

4.    Quelle place occupe l’activité de change dans la ville ?

 

 

BILAN

 

         Rédige une ou deux phrases simples pour présenter les différentes activités économiques de la ville.

 

 

          

Attention : toutes les images sont la propriété de François Bourgeon, dessinateur et scénariste né en 1954 et de son éditeur Casterman. Elles ne sont utilisées ici que dans un but pédagogique.

 

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Examen d'histoire des arts

18 Mai 2013, 15:04pm

Publié par histege

Examen de l’épreuve de l’histoire des arts – mardi 21 au jeudi 23 mai 2013

 

Il est impératif pour chaque classe :

1)   de connaître toutes les œuvres principales étudiées

2)   de connaître deux œuvres blanches au moins.

 

Car si vous tirez un sujet que prépare déjà un autre élève dans la même salle que vous, vous devrez en tirer un autre !

 

3e1

 

Œuvres principales :

— Strophe pour se souvenir

— Napalm

— Le générique de Desperate Housewives

— L’Affiche rouge

 

Œuvres blanches :

— Le chant des partisans

— Les inaptes au travail

— Guernica

— Hexagone

 

3e 2 et 3e 3

 

Œuvres principales :

— Napalm

— Les batisseurs de France

 — Générique de Desperate Housewives

— L’Affiche rouge

 

Œuvres blanches :

— bosser huit heures

— les temps modernes

— Guernica

— Hexagone

 

3e 4 et 5

 

Œuvres principales :

— La Cène et pub

— Napalm

— Générique desperate. — affiche rouge

 

Œuvres blanches :

— Strophes pour se souvenir

  Les inaptes au travail

— Guernica

— Hexagone

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Contexte historique pour l'oeuvre de Chaplin, Les temps modernes, 1936

12 Mai 2013, 19:06pm

Publié par histege

URGENT

j'ai besoin que plusieurs élèves de 3e 2 et de 3e 3 m'apportent leur cahier d'histoire demain mardi 14 mai en salle d'histoire. Je ne retrouve plus le corrigé sur les Temps modernes de Chaplin que je vous ai donné en début d'année, à cause d'un bug informatique survenu aujourd'hui.

Merci d'avance de votre coopération et de votre bonne volonté.

Dans le pire des cas, ceux qui ont un scanner pourraient m'envoyer le corrigé en entier scanné en pièces jointes à l'adresse suivante :

histege.barjavel@orange.fr

 

Mr Sadki


 

 

 

 

Pour bien comprendre le contexte historique du film de Charly Chaplin, Les temps modernes, datant de 1936, il faut lire (et résumer) la présentation qui suit, en pensant à :

-     - la notion de prospérité : développement du capitalisme, transformation du monde travail (taylorisme, fordisme...), développement des contestations par le syndicalisme, le socialisme et le communisme

-                     - la notion de crise économique avec ses conséquences sociales

-                     - la politique anticrise menée par Roosevelt.

 

LES ETATS-UNIS DE LA PROSPERITE ET DE LA CRISE, 1918-1941

 

I. LA PROSPERITE DES ANNEES VINGT

 

         1. Les E.-U., devenus la première puissance économique mondiale, connaissent pendant les années 1920 une période de prospérité, fondée sur la « deuxième révolution industrielle » :

         - le moteur à explosion (essence) et l’électricité : postes de radio, appareils ménagers (réfrigérateur), textiles synthétiques et automobiles.

         - la mécanisation et le travail à la chaîne (le travail est fractionné en plusieurs taches qui sont chronométrées) augmentent la rapidité et les quantités de production, avec des modèles standards et des prix plus bas.

         - le regroupement des entreprises en trusts qui dominent le marché.

         2. Un nouveau modèle s’installe : l’American way of life, c’est-à-dire une société de consommation de masse (publicité ; crédit et produits moins chers deviennent accessibles à plus de personnes). Les Américains achètent des actions (part de capital d’une entreprise) en bourse. Les salaires sont plus élevés, le confort matériel s’améliore et les loisirs (radio, cinéma, musique) se développent. Le modèle américain va se répandre d’abord en Europe, puis dans le reste du monde.

         3. Les Républicains gouvernent et favorisent le conservatisme politique et moral :

         - l’immigration est restreinte par des quotas. L’intolérance, la xénophobie (hostilité aux étrangers) et le racisme sont pratiqués par une partie importante de la population.

         - le puritanisme veut établir une sorte d’ordre moral contre la société moderne et entraîne la prohibition de la vente des boissons alcoolisées.

         - les E.-U. refusent de signer le traité de Versailles, de participer à la S.D.N. et aux affaires européennes (isolationnisme).

 

II. LA CRISE ECONOMIQUE AMERICAINE

 

         La plus grave crise économique de l’histoire se déclare en 1929 aux Etats-Unis.

 

1. Les causes de la crise

 

         La prospérité des années 20 est une des causes de la crise. Trois causes principales :

         1. les Etats-Unis exportent beaucoup, notamment en Europe et continuent à produire beaucoup alors que la concurrence internationale devient plus forte.

         2. dans le marché intérieur américain lui-même, la production est plus forte que la demande qui croît moins vite.

         3. la spéculation financière s’est beaucoup développée : beaucoup d’argent est placé en bourse, où il rapporte plus, sans que l’économie (industrie...) n’en profite.

 

2. Le krach d’octobre 1929

 

Au début de 1929, la production industrielle se ralentit et la consommation baisse. Des spéculateurs décident de vendre leurs actions, car ils apprennent que les stocks des entreprises sont trop importants (surproduction) et craignent qu’on ne puisse vendre tous les produits. A New York, une crise boursière éclate le jeudi 24 octobre 1929, dit « Jeudi noir » : c’est le krach boursier de Wall Street, jour où 13 millions d’actions sont vendues et où les cours de la bourse s’effondrent. Le phénomène se poursuit les jours suivants.

         Dans la panique, les épargnants qui ont placé leur argent dans les banques veulent le retirer. Or, certaines banques ne peuvent le rendre car l’argent vient d’être perdu dans la spéculation. La crise boursière devient aussi une crise bancaire. Des émeutes éclatent devant les guichets. Les banques ne peuvent plus prêter autant d’argent aux familles et aux entreprises. En conséquence, la crise devient aussi industrielle car les ventes s’effondrent et beaucoup d’entreprises font faillite.

 

3. « La crise nourrit la crise »

 

         La crise devient sociale, car les entreprises baissent les salaires et licencient en masse. En mars 1933, il y a 13 millions de chômeurs aux Etats-Unis. Les chômeurs et les pauvres beaucoup plus nombreux ne peuvent consommer (acheter). En conséquence, les entreprises produisent moins, car leurs produits se vendent beaucoup moins : « la crise nourrit la crise ». On détruit des stocks de nourriture et de biens industriels pour essayer d’arrêter la chute des prix. La misère fait de grands ravages et touche toutes les catégories sociales de la population.

 

III. UNE SOLUTION ANTI-CRISE : LE NEW-DEAL (1933-1941)

 

         Il faut briser le cercle infernal.

 

1. L’arrivée au pouvoir de Roosevelt

 

         Le dernier président républicain, Hoover, ne réussit pas à résoudre la crise. Les espoirs de la population se reportent vers Franklin Delano Roosevelt, membre du parti démocrate, qui est élu président de la République en 1932.

         Il s’entoure d’une nouvelle équipe de conseillers (de jeunes banquiers, journalistes et professeurs), appelée Brain Trust, qui préconisent des solutions nouvelles.

         Il lance l’idée du New Deal, «nouvelle donne». Avec l’idée de partage et de redistribution des richesses, Roosevelt cherche surtout à redonner confiance à la population et à l’économie.

 

2. La mise en place d’un Etat-providence

 

Roosevelt constate que :

         - l’activité économique est au ralenti : les usines et les fermes travaillent au ralenti ou ferment complètement et ne peuvent vendre leurs produits

          - la consommation est insuffisante pour relancer l’activité et la production : population appauvrie

           - le chômage est massif : 12 millions.

 

Il préconise comme solutions :

             - répartir mieux le travail : entre les actifs et les chômeurs : le but est de mêttre fin au chômage

              - établir un salaire minimum : éviter la misère et la baisse du pouvoir d’achat

              - soumettre les employeurs aux mmes règles de concurrence et combattre les entreprises qui imposent des salaires trop bas : l’Etat réglemente la concurrence.

 

         Roosevelt réorganise l’économie en faisant intervenir l’Etat fédéral (dirigisme économique, inspiré de l’économiste anglais John-Maynard Keynes) :

         - il donne des primes aux agriculteurs (farmers) pour qu’ils réduisent leur production

         - il fixe une limite horaire pour le travail des ouvriers pour favoriser les embauches.

         - il lance un ambitieux programme de grands travaux (infrastructures : ponts, routes...) pour donner des contrats aux entreprises et du travail aux chômeurs.

         - il dévalue le dollar (diminue sa valeur de 41 %) pour relancer les exportations.

         - il met en place les premières formes de sécurité sociale pour aider les personnes en difficulté (assurance vieillesse, aide aux chômeurs). Plus tard, il établit un salaire minimum.

 

3. Des résultats en demi-teinte

 

         Les résultats économiques du New Deal sont un demi-échec ou un demi-succès : on n’atteint pas les niveaux de la prospérité des années 20 et le nombre des chômeurs est encore très élevé.

         Les résultats sociaux sont eux aussi partagés : la misère n’est pas éliminée.

         Mais, la victoire politique est complète : Roosevelt est réélu en 1936 et en 1940 et surtout, face à la crise, il a su préserver la démocratie.

 

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Contexte historique pour l'oeuvre Napalm de Bansky

12 Mai 2013, 18:49pm

Publié par histege

CONTEXTE HISTORIQUE POUR L’ŒUVRE DE BANSKY, napalm

 

Bansky---Napalm.jpg


 1) contexte historique : le monde d’aujourd’hui. L’œuvre Napalm datant de 1994, le chapitre d’histoire sur « Le monde des années 1990 » sert donc de contexte historique et pour l’art, la notion de Street Art. 

      Depuis 1991, date de la disparition de l'URSS, les Etats-Unis sont la seule superpuissance mondiale. Beaucoup, les Américains en premier, pensent que s'ouvre l'ère d'une domination américaine sans partage. L'"ennemi" que l'on se découvre est alors plutôt l'islam ou, pour ceux qui sont plus précis, "l'islamisme". Les Etats-Unis continuent de multiplier les interventions dans de nombreuses régions du monde. Les Américains soutiennent davantage Israël que la Palestine dans le conflit israélo-palestinien.

La domination américaine semble totale, dans tous les domaines : politique, militaire, économique, financière, culturelle. Bansky prend fait et cause pour les Palestiniens et stigmatise la création d'un nouveau mur, physique et mental. C'est ainsi une contestation de la politique américaine et de la culture commerciale de masse (Hollywood, Disney...), en un mot de l'américanisation du monde.

Mais, des puissances émergentes contestent cette hégémonie. La Chine est la surprise de la décennie.

En résumé, de 1991 à 2008, la domination américaine paraît inconstestée. Les attentats du 11 septembre 2001 étaient déjà un signal. La crise financière et économique depuis 2008, née aux Etats-Unis, relativise la puissance américaine, de même que la difficulté à gagner définitivement les guerres (Afghanistan, Irak...).

2)  contexte historique : la guerre du Vietnam 


- général : Ici, décolonisation et guerre froide se mêlent.

  

conquête de l'Indochine par la France

 

La France, après l’avoir conquise (1858-1895), fait de l’Indochine une colonie. La Deuxième guerre mondiale permet aux Japonais de prendre le contrôle du pays à partir de 1941. Perçus d’abord comme des libérateurs, ils deviennent ensuite, autant que les Français, la cible de mouvements nationalistes indépendantistes. L’indépendance est proclamée le 2 septembre 1945. Le retour armé des Français entraîne en 1946 le déclenchement de la guerre d’Indochine, qui se clôt sur l’indépendance et la partition du Vietnam en 1954, de part et d’autre du 17e parallèle.

Le Vietnam devient un des théâtres de cristallisation de la guerre froide entre Américains et Soviétiques. Les Etats-Unis veulent enrayer les progrès du communisme (Théorie des dominos). Nationalismes vietnamiens, communisme et libéralisme s’affrontent. Les Américains s’engagent dans la guerre civile en 1965 entre un Vietnam du Nord communiste, dirigé par le Vietminh et un Vietnam du Sud.

Le Vietnam est donc profondément marqué par des guerres presque continuelles depuis 1941.


- immédiat : Dans le Sud-Vietnam, les Sud-Vietnamiens et les Américains s’opposent au Viêt-Cong (mouvement communiste au Sud qui poursuit la libération du pays) depuis 1965. L’aviation sud-vietnamienne décide de bombarder le village de Tran Bang tenu par le Viêt-Cong, à 50 km de Saigon. Ce dernier vient s’y ravitailler et entreposer des armes dans des cachettes. Le Viêt-Cong vit enterré dans un réseau de tunnels souterrains (poste de commandement, soldats, chirurgiens, crèche…), d’où il ne sort que la nuit. Les Américains, initiés au projet de bombardement, font partir de Saigon un détachement militaire le 8 juin 1972, à l’aube, en direction du village, suivi par des journalistes, des photographes et des cameramen (embedded, « embarqués », dit-on aujourd’hui). Les soldats Viêt-Cong se sont retirés clandestinement, de même qu’une partie de la population. Les autres se réfugient dans un sanctuaire bouddhiste, une pagode. Bientôt, des avions lancent des feux de marquage rouge pour délimiter la cible : il faut fuir la pagode. Les avions larguent leurs bombes.

 

contexte artistique : C’est l’âge d’or des premiers reporters-photographes de guerre. La photographie rejette la peinture dans une autre dimension : elle lui enlève une part de l’expression du réalisme.

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Chronologie de la Toscane

21 Novembre 2012, 02:22am

Publié par histege

TOSCANE : CHRONOLOGIE

 

 

VIIe s av. JC

développement de l'écriture étrusque

VIe s av. JC

âge d'or de l'Etrurie des 12 cités

264 av. JC

victoire romaine sur les Etrusques (prise de la dernière ville)

59 av. JC

César fonde la colonie romaine de Florentia

27-14. av JC

l'empereur Auguste fonde la colonie de Sienne

476

fin de l'empire romain d'Occident

568 ap JC env. - 774

domination des Lombards : duché lombard de Tuscie

774 ap. JC

début de la domination des Carolingiens (Francs)

IXe s

domination des comtes de Lucques

962

domination du Saint Empire romain germanique

XIIe s

les consuls gouvernent la cité de San Gimignano devenue autonome

XIIe-XVe s

développement du mouvement communal

1115

la Toscane passe sous l'autorité du pape : origine du conflit entre guelfes et gibelins

1182-1226

vie de saint François d'Assise

1221

création de l'université de Padoue

1265-1321

vie de Dante Alighieri, La Divine Comédie, poème historique et théologique (religieux)

1284

défaite de Pise face à Gênes : désastre naval, début du déclin

1304-1374

vie de Francesco Petrarca, le Canzoniere, recueil de sonnets et chansons

1313-1375

vie de Giovanni Boccacio, le Decameron : ensemble de 100 nouvelles

1348

Peste noire : au moins un 1/3 de la population disparaît, dont 2/3 à Sienne

1434

Cosme de Medicis l'Ancien rentre d'exil : début de la prépondérance des Médicis

1148-1492

Laurent de Médicis dirige Florence

1453

la prise de Constantinople par les Turcs amplifie les apports humains et culturels venus de Byzance (culture grecque), en particulier à Pise et Florence commencés au XIIIe s.

1478

échec de la conjuration (complot) des Pazzi contre les Médicis

1494

courte occupation française

1498

exécution de Savonarole

1512-1527

retour des Médicis

1530

chute de la République à Florence

1532

Machiavel publie Le Prince

1537

érection du duché de Toscane (puis grand-duché en 1569)

1538

révolte des Strozzi écrasée par Cosme de Médicis : l'administration de la cité est réorganisée

1550

Vasari publie ses Vite

1635

condamnation de Galilée

1737

mort du dernier grand-duc de Toscane : la famille des ducs de Lorraine prend la succession

1808-1814

la Toscane est rattachée à l'empire de Napoléon Ier

1859

le dernier grand-duc est chassé de Toscane

1861

proclamation du royaume d'Italie, avec rattachement de la Toscane

1865-1871

Florence devient capitale du royaume d'Italie

1925-1943

la Toscane est un foyer de résistance au fascisme

1946

proclamation de la République

 

 

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Les Anglo-Saxons - L'exemple de Sutton Hoo - 2010

21 Novembre 2012, 01:36am

Publié par histege

LES ANGLO-SAXONS - L'EXEMPLE DE SUTTON HOO

 

 

Fiche élève : l'étude des Anglo-Saxons à travers l'exemple de Sutton Hoo (archéologie, art et culture). Les résultats des fouilles sont conservés au British Museum.

 

Pour télécharger le fichier en format pdf :

Sutton Hoo - fiche élève - 2010 Sutton Hoo - fiche élève - 2010

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La petite fille brûlée au napalm

8 Mai 2012, 20:28pm

Publié par histege

 

 

   

Histoire des arts

 

Proposition de commentaire sur une photographie de Nick Ut, 1972, La petite fille brûlée au napalm. 

 

Pour télécharger le fichier pdf :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A. Sadki

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La petite fille brûlée au napalm - 1972 - Histoire des arts - 3e

7 Mai 2012, 13:34pm

Publié par A. Sadki

 

 

 

PHOTOGRAPHIER LA GUERRE

 

Nick Ut - Petite fille brûlée au napalm 3LA PETITE FILLE BRÛLÉE AU NAPALM

 

    

Catégorie : arts du visuel

 

Thème : art, état, pouvoir et société

 

 

 

I. JE PRÉSENTE LA PHOTOGRAPHIE

 

 

 

titre

La petite fille brûlée au napalm (en anglais : The Napalm Girl).

date de la prise de vue

8 juin 1972

lieu de conservation 

Le négatif original est conservé aux archives de l’Associated Press à New York Nick Ut - Petite fille brûlée au napalm 1

 

support

photographie

technique utilisée

La photographie est prise grâce à un appareil Leïca ou ou Nikon, muni d'un objectif au 300 mm et d'une pellicule 400 ASA

genre

scène historique : photojournalisme (photographie de presse)

thème

guerre

Auteur : Nick Ut, de son vrai nom Huỳnh Công Út, est né le 29 mars 1951, à Long An, en Indochine. Vietnamien, il est photographe, reporter et journaliste.

 

Quels sont les éléments biographiques qui se rapportent au sujet ? Il travaille pour une agence de presse américaine, l’Associated Press (AP). Dès l’âge de 16 ans, il prend la succession de son frère, qui vient d’être tué (à 27 ans) dans une opération dans le delta du Mékong, lors de la guerre du Vietnam. Il est encore néophyte dans le métier de photographe de guerre, qu’il apprend sur le tas. On ne sait s’il avait alors des sentiments pro-américains, provietnamiens, qu’ils soient en faveur du Nord ou du Sud-Vietnam.

contexte historique

- général : Ici, décolonisation et guerre froide se mêlent.conquête de l'Indochine par la France

La France, après l’avoir conquise (1858-1895), fait de l’Indochine une colonie. La Deuxième guerre mondiale permet aux Japonais de prendre le contrôle du pays à partir de 1941. Perçus d’abord comme des libérateurs, ils deviennent ensuite, autant que les Français, la cible de mouvements nationalistes indépendantistes. L’indépendance est proclamée le 2 septembre 1945. Le retour armé des Français entraîne en 1946 le déclenchement de la guerre d’Indochine, qui se clôt sur l’indépendance et la partition du Vietnam en 1954, de part et d’autre du 17e parallèle.

Le Vietnam devient un des théâtres de cristallisation de la guerre froide entre Américains et Soviétiques. Les Etats-Unis veulent enrayer les progrès du communisme (Théorie des dominos). Nationalismes vietnamiens, communisme et libéralisme s’affrontent. Les Américains s’engagent dans la guerre civile en 1965 entre un Vietnam du Nord communiste, dirigé par le Vietminh et un Vietnam du Sud.

Le Vietnam est donc profondément marqué par des guerres presque continuelles depuis 1941.

 

- immédiat : Dans le Sud-Vietnam, les Sud-Vietnamiens et les Américains s’opposent au Viêt-Cong (mouvement communiste au Sud) depuis 1965. L’aviation sud-vietnamienne décide de bombarder le village de Tran Bang tenu par le Viêt-Cong, à 50 km de Saigon. Ce dernier vient s’y ravitailler et entreposer des armes dans des cachettes. Le Viêt-Cong vit dans un réseau de tunnels souterrains (poste de commandement, soldats, chirurgiens crèche…), d’où il ne sort que la nuit. Les Américains, initiés au projet de bombardement, font partir de Saigon un détachement militaire le 8 juin 1972, à l’aube, en direction du village, suivi par des journalistes, des photographes et des cameramen. Les soldats Viêt-Cong se sont retirés clandestinement, de même qu’une partie de la population. Les autres se réfugient dans un sanctuaire bouddhiste, une pagode. Bientôt, des avions lancent des feux de marquage rouge pour délimiter la cible : il faut fuir la pagode. Les avions larguent leurs bombes.

 

contexte artistique : C’est l’âge d’or des premiers reporters-photographes de guerre. La photographie rejette la peinture dans une autre dimension : elle lui enlève une part de l’expression du réalisme.

 

 

 

II. JE DECRIS LA PHOTOGRAPHIE

 

 

Structure et composition

Plans

Ils sont au nombre de trois :

­- au premier plan, des enfants Sud-Vietnamiens

­- trois soldats américains occupent la largeur de la route au second plan.

­- en arrière-plan, la fournaise du bombardement au napalm ferme l’horizon.

Géométrie

­La route organise une ligne de fuite vers la fournaise.

­La jeune fille est au centre de la photographie.

­Les jeunes Vietnamiens forment une sorte de bandeau en arc de cercle et qui rétrécie vers la droite : idée de mouvement vers l’avant.

­Les soldats forment une ligne, un barrage.

­La ligne d’horizon sépare la terre et le ciel : la fournaise les rejoints.

Couleurs, lumières

Couleurs

C’est du noir et blanc.

­La blancheur des jeunes Vietnamiens illustre l’innocence de l’enfance.

­Les soldats gris foncé expriment le métal de la force et de la mort.

­L’horizon est chargé d’une noirceur qui monte du sol et dispute sa place au ciel aux lueurs blanchâtres.

­La blancheur de l’asphalte contraste avec la noirceur du napalm qui semble s’avancer.

Lumières

La lumière se porte essentiellement sur les enfants Vietnamiens. L’axe de la route devant la jeune fille indique le chemin du salut.

Personnages et décor

Personnages

­Le regard se porte d'abord sur les enfants. Cinq enfants se sauvent, en proie à la terreur panique, crient et hurlent de douleur. Les deux plus en plus avant, la bouche grande ouverte, ferment les yeux de douleur, comment s’ils ne veulent pas voir la réalité, excédés par la souffrance. Au centre, la jeune fille, Phan Th Kim Phúc, âgée de 9 ans, concentre les regards et fixe l’objectif de l’appareil, donc le photographe, donc le spectateur. Elle est entièrement nue, les bras en croix. C’est incongru. Est-ce une humiliation ? Est-ce un viol ? Une autre jeune fille tient par la main probablement son jeune frère. Le plus petit, un garçon, esseulé, se retourne vers les soldats et la fournaise. Hésite-t-il sur ce qu’il doit faire ? Demander de l’aide aux soldats ? Repartir sur ses pas et rentrer « chez lui » ? Continuer à suivre les autres enfants ? Tous ont les pieds nus. Le plus grand ouvre l’espace vers l’avant, sur le point de sortir du champ de la photographie et, peut-être, d’atteindre son salut en quittant le théâtre de la violence. Les garçons les plus petits sont le plus à la traîne.

­Le haut des casques reluisant, les soldats américains marchent à pas lents, occupent la largeur de la route, comme si de rien était. Comme si – ce n’est pas vrai – la guerre est affaire de routine. Ils barrent l’espace entre les enfants et la fournaise.

Lieux et paysages

Une route avec des bas-côtés verdoyants, sans végétation haute. Le paysage est plutôt nu. Quelques panneaux de signalisation affichent des écritures indistinctes. Le paysage est plutôt nu : il renforce la concentration du regard sur les enfants. Les soldats sombres appartiennent plutôt au décor inquiétant. « C’est comme si on ouvrait la porte d’un four allumé, un souffle brûlant. L’horizon est brûlé par la fournaise : « On ne voyait plus les gens. C’était effrayant», raconte un cameraman. Plus que le côté assourdissant des bombes, ce sont les flammes qui envahissent tout qui impressionnent. La route est en feu : «mon dieu quelle horreur ! » ajoute-t-il.

 

 

III. J’INTERPRÈTE LA PHOTOGRAPHIE  

 

Quelles sont ses particularités artistiques ? Quelle en est la signification selon le photographe ?

 

La photographie est considérée comme « parfaite » par son cadrage et sa dramaturgie. Le photographe reporter agit dans l’instant. Même s’il recherche la « photo » idéale et le scoop, il ne peut pas savoir ce qu’il enfermera dans le boîtier. Il est une part de hasard et de chance. Il ne sait non plus si la photographie est réussie et saura dire quelque chose de marquant et traduire l’indicible. Le but est de créer un choc dans le public et faire accéder ce dernier à une vérité jusqu’ici largement cachée.

 

Quelles sont les interprétations possibles ? Peut-on en proposer une interprétation symbolique ?

 

Au moment où les enfants sortent de la pagode, une bombe explose larguée par un avion qui vole à basse altitude. Il largue quatre bombes au napalm directement sur la route qu’empruntent les fuyards. Un soldat porte le petit Dan ; mais il est mort. Quant au petit Kuong, un soldat le persuade de sortir. Un autre avion ajoute quatre bombes au napalm. Le photographe prend l’image au moment de l’explosion au napalm. Elle est en noir et blanc et ne peut montrer le rougeoiement. Le photographe donnera l’explication plus tard. Les enfants fuient en état de choc, silencieux. Ils crient quand ils voient les photographes et le cameraman. La jeune Kim, en particulier, prise d’abord dans la fournaise, brûlée au bras et par ses vêtements également en feu, peut courir pour échapper aux flammes, après s’être débarrassée de ses vêtements, car ses jambes ne sont pas atteintes. Croisant le photographe, elle crie : « Trop chaud, trop chaud ». En fait, elle demande de l’aide. Un soldat lui donne à boire, puis elle perd connaissance.

Les responsables de la violence sont les soldats américains, qui agissent de sang-froid et ne s’occupent pas des enfants. La violence aveugle s’exerce sur des enfants innocents, séparés de leurs parents. Ici, il n’est même pas question d’adultes, encore moins de soldats ennemis. Il s’agit de deux mondes parallèles, qui se rencontrent dans l’expression de la violence. La photographie prend une valeur universelle comme icône du pacifisme et dénonciation de la guerre et de ses horreurs.

 

La vision de l'artiste est-elle conforme à une réalité objective ? Quel est le parti pris de l'auteur ?

 

Une photographie est toujours un choix subjectif pour saisir une partie de la réalité. La « photo-vérité » entend raconter une réalité vraie. Le photographe n’invente rien. Elle correspond à la vérité historique : ravages indistincts des bombardements au napalm. La guerre du Vietnam est d’une violence extrême. Les civils sont pris entre deux feux. Mais, le photographe oriente le sens de la scène.

Nick Ut - Petite fille brûlée au napalm 2

De plus, s’ajoute l’intervention d’un personnage également essentiel : Hall Buell, l’éditeur photographique, membre de la rédaction du journal The New York Times recadre la photographie. Il l’a centre autour de la jeune fille. Dès lors, les soldats à droite et en particulier le photographe qui réarme tranquillement son appareil disparaissent de la scène. La focalisation se concentre sur la jeune fille. D’autres photos montrent des soldats qui aident les enfants à s’éloigner de la fournaise. Nick Ut n’est pas le seul photographe témoin de l’événement. Un cameraman américain le filme en direct. Comme quoi une photographie n’est qu’un fragment de la réalité : son sens est toujours incomplet. Le photographe et l’éditeur insistent sur les responsabilités de l’armée américaine, engagée dans une « guerre sale » et donc illégitime. Une autre photographie de Nick Ut montre, l'instant d'après, un soldat américain aidant la jeune fille, dont les brûlures sont parfaitement visibles, à s'éloigner du lieu du drame. On compte cette fois six enfants.

La petite fille brûlée au napalm 4

Quel est l'intérêt historique du document ?

 

Elle montre à une grande partie du monde la réalité de la guerre. La violence n’est pas que du côté du Viêt-Cong, elle l’est aussi du côté des Américains, qui se désignent comme les « champions du monde libre ». Elle prouve l’usage du napalm, une essence gélifiée mêlée à d’autres substances et utilisé pour les bombes incendiaires. Il brûle les chairs jusqu’à l’os, en collant à la peau. L’armée américaine a utilisé massivement des armes chimiques de 1965 à 1970. L’armée sud-vietnamienne, son alliée, continue de le faire après cette dernière date. Les avions sud-vietnamiens sont absents de la photographie. Mais, le napalm  qu’ils utilisent est fourni par l’armée américaine. La raison du bombardement n’est pas mise au clair : les Sud-Vietnamiens bombardent leurs propres citoyens. La présence des soldats américains leur fait porter exclusivement la responsabilité de la guerre et, en particulier, de l’usage du napalm. De toute façon, tout indique qu’il s’agit d’une opération combinée entre l’aviation sud-vietnamienne et les troupes terrestres américaines.

 

L’intérêt de la photographie vaut surtout pour l’écho qu’elle a eu dans la société américaine et le reste du monde. Beaucoup d’autres documents évoquent cet événement : photographies et films d’époque. La photographie doit être mise en relation avec l’ensemble des documents qui relatent l’événement.

 

Que nous apprend-il sur l'artiste ?

 

Le photographe tient une position ambiguë – d’ailleurs, les photographes portent l’uniforme des soldats américains : rendre compte de la guerre, de la souffrance des populations, mais symptomatique d’une quête esthétique et d’une quête du succès personnel. Il y avait d’autres photographes. Mais, en entrevoyant la jeune fille, il est le seul à avoir encore une pellicule. La petite fille coure, sort des volutes de fumées noires, les bras étendus, la bouche grande ouverte : « Super, moi je me tiens ma photo ». Il recherche le « scoop », la « photo-sensation ». Celle qui dit tout dans un instantané et un raccourci saisissants. Nick fait une prière pour avoir une bonne photo au tirage. Mais, le photographe de guerre est également au plus près de la réalité : « Si ta photo n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près », s’exprimait Robert Capa. Il joue sa vie face au danger. Il peut en être victime.

 

Que nous apprend-il sur l'époque ?

 

C’est un document historique qui montre les ravages du napalm et les attaques sur les populations civiles qui ne représentent pas un objectif militaire. Cependant, c’est davantage une guerre psychologique. Combattre la guérilla Vietminh ou Viêt-Cong est difficile, ce qui entraîne des actions aveugles. Surtout, l’objectif est ici de désolidariser la population du Viêt-Cong.

Richard Pyle, chef du bureau de l’AP à Saigon, déclare que la photo « résume toute l’histoire du Vietnam, la guerre et son impact sur le pays et sa population, le déchaînement de la violence. Une violence contrôlée qui échappe à tout contrôle – Voilà ce qu’elle représente. Dans l’histoire de la photographie elle est emblématique. Elle raconte un aspect de la guerre du Vietnam qu’il fallait absolument révéler au public. Et elle le fait avec une dramaturgie incroyable, à la limite de l’insoutenable. » Il conclue : « Voilà pourquoi c’est devenu une icône. »

 

Quelle est sa portée historique ?

 

Le destin de la photographie. Elle a failli ne pas être publiée. Le responsable de l’AP à Saigon ne voulait pas la publier. Une règle non écrite de l’agence interdit de montrer des corps nus de face. La photo est trop violente pour le public américain. Finalement, au lieu de la jeter, il se ravise et l’expédie. Elle ne paraît que le 12 juin, mais à l’une du New York Times. Une du New York Times 12 juin 1972 -Deux jours plus tard elle est à la une de nombreux journaux du monde entier.

L’impact de la photographie est immédiat et considérable. Il est négatif pour les Américains. Le président américain Nixon y voit un « coup monté », une manipulation des Sud-Vietnamiens. Un proche collaborateur témoigne : « Tout le monde en parlait, comme jamais on n’avait parlé d’une photo. Une petite fille innocente, les vêtements entièrement brûlés avec une évidence : c’était une attaque au napalm ». Mais, cela n’a pas forcément changé le cours de la guerre. Elle illustre l’influence croissante des médias, désormais acteur de l’opinion publique et de l’histoire. L’accusation est sans appel : le napalm provient de toute façon des Américains. Le choc n’est pas moins terrible dans l’opinion publique. Les protestations s’amplifient à mesure que la guerre se prolonge, puis commencent à s’essouffler. La photo provoque un sursaut des pacifistes en 1972.  

Du côté du régime communiste, elle devient également une icône dans la lutte contre les Américains et les Sud-Vietnamiens et continue d’enraciner dans la conscience nationale vietnamienne. 

Le destin du photographe. Le photographe accède à la célébrité à 21 ans et obtient le Grand prix de la photo reportage et le prix Pulitzer en 1973. Il participe de l’âge d’or du photojournalisme et du journalisme de guerre (commencé en 1856 avec Roger Fenton pendant la guerre de Crimée), comme Robert Capa.

 

Le destin de la principale victime visible. Elle gagne un nom public et devient elle-même une icône du pacifisme. Le photographe, pris de remords, se résous à sauver la jeune fille : « Je ne voulais pas qu’elle meure ». Il l’emmène dans un hôpital, alors qu’on ne veut pas la soigner : elle est tenue pour morte, le visage boursoufflé. Mais, brûlée jusqu’au troisième degré sur une grande partie du corps, elle survit après dix-sept interventions chirurgicales et quatorze mois d’hospitalisation et accédera avec le temps à une vie à peu près soutenable. Elle fait des études de médecine, devient citoyenne canadienne et ambassadrice de l’UNESCO. Elle dirige actuellement sa fondation qui vient en aide aux enfants victimes de la guerre. Au moins, un demi-million d’enfants vietnamiens naissent avec des déficiences liées à l’empoisonnement par les armes chimiques.

La photographie fait exister un événement réel autant qu’elle le crée. Il aurait pu rester dans l’anonymat de l’histoire.

 

Le destin de la guerre. La guerre du Vietnam se termine par la défaite des Américains et la victoire du Vietminh qui unifie l’ensemble du pays en 1976.

 

 

 

Mise en relation  

 

 

Robert Capa

 Robert CapaLe photographe lors de la bataille de Ségovie, printemps 1937, Espagne.

Photographe : Gerda Taro. Agence : Magnum. 

Photographe américain d’origine hongroise. Une figure fondatrice et « héroïque » du photojournalisme. Robert Capa est le pseudonyme d’Endre Erno Friedmann. Il prend part à des moments historiques : les manifestations du Front populaire en France en 1936, la guerre d’Espagne en 1936, le débarquement anglo-américain en Normandie le 6 juin 1944… Alors que la guerre d’Indochine se termine, il saute sur une mine le 25 mai 1954.  

  Mort d'un milicien - par Robert capa

Mort d’un milicien, 5 septembre 1936. Photographe : Robert Capa. Agence : Magnum. Une balle reçue à la tête abat un soldat loyaliste, défenseur du régime républicain et du Frente Popular, lors de la bataille de Cadix encerclée par les troupes insurgées : la guerre civile espagnole vient de commencer. La photographie a un retentissement international.

 

Deux autres photographies emblématiques de la guerre du Vietnam

 Exécution d'un Viêt-Cong 1968Un crime de guerre : l’exécution du Viêt-Cong, Nguyen Van Lem, le 1er février 1968 par le général Nguyen Ngoc Loan, chef de la police sud-vietnamienne, en pleine rue, dans Saigon.    

Photographe : Edward Adams. Agence : Associated Press.

 

 Massacre de My Lai

Le massacre de My Lai. Le 16 mars 1968, neuf hélicoptères de combat américains transportant trois pelotons atterrissent près du village de My Lai. Le peloton, dirigé par le lieutenant William Calley, pénètre dans le village, peuplé de 700 habitants environ. Sous l’accusation d’avoir donné asile au Viêt-Cong, le lieutenant donne l’ordre de rayer le village et ses habitants. Les villageois n’opposent aucune résistance. Il n’y avait pas d’hommes, hormis des vieillards et de jeunes garçons. En deux heures, près de 500 personnes non armées, des hommes, des femmes et des enfants sont massacrés.

 

L’événement passe inaperçu pendant un an et demi jusqu’à ce qu’un soldat américain en fasse le récit à la télévision. C’est un des événements clés qui contribue à retourner l’opinion américaine contre la guerre. Le lieutenant seul est condamné à la prison à vie et aux travaux forcés en 1970. Il est libéré en 1974.

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Art baroque et art classique - histoire des arts - 4e - 2010

3 Novembre 2010, 10:35am

Publié par histege

L’EUROPE MODERNE

XVIIe- XVIIIe siècles

 (suite et fin)

 

IV. L’ART BAROQUE ET L’ART CLASSIQUE

 

histoire des arts

 

Baroque et classicisme sont deux évolutions de l’art de la Renaissance (ca 1450- ca 1630), né en Italie.

 

 

Georges-de-la-Tour--Nouveau-ne.jpg 

 

 

Rubens - La descente de croix - 1614

Rubens - La descente de croix - 1614

huile sur bois, 420 par 310 cm - exposée dans la cathédrale d'Anvers

 

 

ronde de nuit version Rijkmuseum

Rembrandt - La ronde de nuit

(vrai nom : La compagnie de Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch)

1642 - huile sur toile, 359 par 438 cm - conservée au Rijskmuseum, Amsterdam 

 

 

peintre

Georges DE LA TOUR

1593-1652

Pierre-Paul RUBENS

1577-1640

REMBRANDT

1606-1669

État

Royaume de France

Pays-Bas espagnols

Provinces-Unies

milieu social

plutôt aisé (fils de boulanger) et originaire du Tiers-État, il parvient aux portes de la noblesse

d’origine bourgeoise (père avocat), il accède à la noblesse par anoblissement.

milieu aisé (fils de meunier), il entre dans la haute société bourgeoise par mariage, s’enrichit, mais finit ruiné

milieu de travail

bourgeoisie, noblesse, clergé et roi

Bourgeoisie, noblesse, clergé et rois

bourgeoisie

titre

Le nouveau-né

La descente de croix

La ronde de nuit

date

vers 1648

1614

1642

scène représentée

naissance (un nouveau-né) : scène profane ou religieuse.

scène religieuse : descente de croix du corps de Jésus (après sa crucifixion)

sortie d’une compagnie de miliciens : scène profane

taille

petite dimension pour être vu dans une maison de manière intime et privée

grande dimension pour être vu par la foule, de manière publique, notamment dans une cathédrale

grande dimension pour être vu dans une garnison, puis (amputé) dans l’hôtel de ville

lignes et formes

formes simples : triangle, ovale, rectangle. Symétrie : impression de stabilité et d’équilibre

diagonale avec une sorte de spirale (vis) : donner une impression de mouvement (échelle et croix : rappel de la verticalité)

pas de lignes directrices (mais lignes des arquebuses... allant plutôt vers l’extérieur) ; tendance d’ensemble vers l’avant et la gauche)

distribution de la lumière

elle naît derrière la main de la sage-femme, dore la tête de l’enfant, puis se reflète sur la mère… La source est mystérieuse (bougie ?) : miracle et fragilité de la vie

elle naît du corps de Jésus renforcée par son linceul et se reflète sur les visages des autres personnages : lumière divine (non naturelle)

la lumière, restreinte, naît :

- côté gauche du tableau et s’évase, en éclairant surtout trois ou quatre personnages, notamment leurs visages (dont le capitaine et surtout la jeune fille et le lieutenant), légèrement diffuse ailleurs

- ou à partir de la jeune fille (rayonnement)

- ou encore en haut, à l’avant-scène et oblique et vers les personnages

couleurs

nuances de couleurs : exemple passage du mauve au rouge vermillon : idée de calme et de chaleur

opposition brutale des couleurs entre les tons chauds et les tons froids : intensité dramatique

couleurs sombres dominent avec beaucoup de nuances ; place réduite des couleurs vives

impression (adjectifs)

équilibré, stable, sobre, calme, intime, émouvant…

mouvementé, surchargé, théâtral, religieux, dramatique, pathétique…

asymétrique, mouvementé, actif, presque désordonné, festif, divers (psychologie réaliste des personnages)…

espace religieux

monde catholique

monde catholique

monde protestant

Art/style

CLASSIQUE

 

BAROQUE

 

BAROQUE

 

clair-obscur : technique picturale qui estompe les contours, avec beaucoup de nuances obtenues en gommant plusieurs couches de peinture. Elle permet de moduler la lumière sur un fond sombre pour créer une impression de relief et de profondeur.

 

Le baroque (en Italie, Espagne et Flandre notamment) est surtout lié à la réforme catholique contre les protestants : sensibilité, émotion, exubérance, mouvement. Il est repris par certains princes et bourgeois.

Le classicisme veut mettre de l’ordre et de la régularité (art royal notamment, comme en France).

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Mosquée de Kairouan - Tunisie

25 Septembre 2010, 12:55pm

Publié par histege

MOSQUEE DE KAIROUAN

TUNISIE 

 

 

Mosquée de Kairouan - cour - galerie - coupole

 Cour, galeries et coupoles - 2009

 

Mosquée de Kairouan -minaret

 Minaret - 2009

 

 

Mosquée de Kairouan -3

 Minaret - partie supérieure - 2009

 

Mosquée de Kairouan - galerie et coupole

 Galerie et coupole - 2009

 

Mosquée de Kairouan - arcs outrepassés - Thevin

 Galerie, colonnes et arcs outrepassés - 2009

 

 

Mosquée de Kairouan - intérrieur - salle de prière

 Intérieur - salle de prière - 2009

 

 

    Merci à la famille Thevin qui a fourni gracieusement les photographies.

 

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