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Les Athéniens aux Ve et IVe siècles - 6e - 2010

21 Mars 2010 , Rédigé par histege Publié dans #Cours de base

LES ATHENIENS AUX Ve ET Ve SIECLES

AVANT J.-C.

 

Chap 3 p 48-69

 

I. LES ATHENIENS EN FÊTE : LES PANATHENEES

 

Dossier p. 62-63.

 

1.     Les grandes Panathénées ont lieu tous les quatre ans à Athènes (tous les ans pour les Panathénées en juillet), en l’honneur de la déesse Athéna, protectrice de la cité (déesse poliade).

2.     L’amphore (vase) représente une course à pied. Le vainqueur reçoit une couronne d’olivier (arbre d’Athéna) et une amphore panathénaïque (huile sacrée).

3.     La procession a lieu le huitième et dernier jour de la fête. Elle suit la voie sacrée, commence dans la ville basse et traverse le quartier du Céramique et l’Agora, en suivant la voie sacrée. Elle gagne l’Acropole et se termine devant le temple de l’Erechteion.

4.     On offre à Athéna, pour habiller sa statue de l’Erechteion, un peplos, une grande tunique tissée par des jeunes filles (ergastines), mais aussi des amphores.

5.     Les animaux (génisses, béliers…) sont sacrifiés sur l’autel du temple de l’Erechteion. La viande est en partie offerte à Athéna (rôtie) et en grande partie partagée entre les citoyens d’Athènes. (Hécatombe : sacrifice de 100 bœufs)

6.     Les sculptures forment une frise (bandeau sculpté : bas-relief) qui entoure le haut du mur du temple du Parthénon.

-         fragment 1 : cavaliers (citoyens riches)

-         fragment 2 : offrandes d’amphores (portées probablement par des métèques ou des esclaves)

-         fragments 3 et 4 : sacrificateurs et animaux à sacrifier.

 

Bilan. Les Panathénées sont une fête :

- religieuse : pour s’attirer les faveurs de la déesse Athéna et renouveler l’alliance entre la déesse et la cité

- civique : pour refaire l’unité de la population. Y participent notamment les :

- citoyens = ceux qui ont le droit de participer aux décisions politiques de la cité

- métèques = étrangers vivant dans la cité

- esclaves : hommes, privés de liberté et appartenant à un maître.

- ambassadeurs des cités étrangères.

 

II. L'ORGANISATION DE LA CITE

 

La cité d’Athènes occupe une petite région, dans la presqu’île de l’Attique (2650 km2). Elle a pour voisines les cités de Salamine (île), de Platées, de Thèbes, de Mégare et plus loin d’Eubée (île).

 

Son territoire s’organise en trois parties :

-         la ville d’Athènes : entourée de remparts, avec une Acropole (ville haute sur une colline sacrée avec des temples) et une ville basse, avec une agora (grande place), une autre colline (la Pnyx où se réunit l’assemblée), avec d’autres temples, des théâtres, des odéons (musique).

-         la côte avec des ports, comme Phalère et surtout Le Pirée, ville portuaire pour le commerce et la marine de guerre.

-         la campagne (petites plaines, collines et de montagne) : agriculture, avec des villages et des maisons isolées.

Après 480, Athènes et Le Pirée sont réunis par de Longs Murs de fortifications.

 

Athènes est une cité marchande : vente de produits artisanaux (céramique…), d’huile, de vin et achat de blé et de bois.

 

III. UNE CITE PUISSANTE

 

Athènes est un ensemble de villages qui ont fini par se regrouper (synoecisme ; la légende dit que c’est Thésée qui l’a réalisé) pour former une cité. Elle est d’abord dirigée par des rois, qui ont été ensuite renversés. Puis, elle est dirigée par une famille de tyrans (personne qui gouverne de manière absolue, en cherchant à s'appuyer sur le peuple), les Pisistratides. Ils sont renversés à leur tour, à la fin du VIe siècle : les citoyens prennent le pouvoir.

Les Perses sont à la tête d’un immense empire qui s’étend du Sud-Est de l’Europe et de l’Egypte jusqu’à l’Inde. Les Ioniens (Grecs d’Asie Mineure) se révoltent et reçoivent l’appui de Grecs indépendants (ex : Athéniens). Ils détruisent Sardes, la capitale d’une satrapie (province de l’empire). Le grand roi, Darius Ier, de la dynastie des Achéménides, reprend le contrôle de l’Ionie, puis lance une expédition punitive contre les Grecs indépendants.


Grecs et Perses s’affrontent à l’occasion de deux guerres médiques (ainsi appelées par les Grecs), qui nous sont surtout connues par les Histoires (Enquêtes) d’Hérodote, voyageur, géographe et historien grec, qui a séjourné à Athènes à une date postérieure aux événements :

- le sort de la première guerre se joue à la bataille de Marathon (490) : les Athéniens et les Platéens, organisés en phalanges, rangs serrés d’hoplites (fantassins munis d’un bouclier ou hoplon, d’une épée, d’un javelot…) se laissent enfoncer en leur centre, mais encerclent les Perses par les ailes. Les Perses sont écrasés.

         - Xerxès succède à son père Darius et lance une nouvelle expédition en 480. Il ravage l’Attique. Mais, sa flotte est battue dans le chenal (étroit passage entre l’île de Salamine et l’Attique) par les trirèmes (navires de guerre à 3 rangs de rameurs) des Athéniens et de leurs alliés. C’est la victoire de Salamine.

 

Les Athéniens passent pour les champions de la liberté des Grecs. Pour empêcher le retour des Perses, les ils organisent une alliance (symmachie) avec d’autres cités : la ligue de Délos. Mais, il en existe une plus ancienne, dirigée par Sparte, la ligue du Péloponnèse.

Cependant, l’hégémonie (domination) des Athéniens devient insupportable à certains de ses alliés (Athènes prend seul les décisions, souvent à son seul profit et détourne l’argent, misthos de la ligue) et sa puissance inquiète les Spartiates.

 

La guerre du Péloponnèse se déclenche en 431 entre les deux ligues. Elle nous est connue principalement par l’ouvrage du stratège et historien athénien Thucydide. Après une période de trêve, la guerre reprend et finit par la défaite d’Athènes, d’abord sur mer contre Syracuse (en Grande Grèce : Italie du Sud), puis surtout sur terre contre Sparte en 404.

 

Les Spartiates reprennent leur ancienne hégémonie sur les Grecs. Mais, ils sont à leur tour bientôt dominés par la cité de Thèbes, avant que celle-ci ne succombe à l’alliance d’Athènes et de Sparte.

 

IV. L'INVENTION DE LA DEMOCRATIE


La cité en débat

 

Questions p. 56

 

1)      L’assemblée des citoyens d’Athènes se réunit 4 fois par mois (au moins) sur la colline de la Pnyx.

2)      Lors de la réunion dont parle Aristophane (auteur de théâtre athénien), l’assemblée doit débattre de la paix. (De manière générale, des affaires de la cité).

3)      Seuls les citoyens hommes âgés d’au moins 18 ans ont le droit de prendre la parole à l’assemblée, en montant à la tribune.

4)      Périclès (495-429), plusieurs fois stratège, est connu pour ses qualités d’orateur : il sait convaincre les citoyens par ses discours.

5)      L’assemblée prend les décisions par un vote à main levée et à la majorité.

6)      Le comédien reproche aux prytanes (ceux qui président l’assemblée) et aux citoyens de ne pas prendre au sérieux leur rôle : arrivée en retard à l’assemblée, disputes pour les places sur les bancs et discussions sur des sujets futiles.

 

p. 57

 

1) Le débat a lieu en 431 avant J.-C.

2) L’objet du débat est la suppression ou non du décret interdisant aux citoyens de Mégare l’accès au marché d’Athènes et aux ports de l’empire athénien.

3) Deux points de vue s’opposent :

     - les partisans de la suppression du décret et donc du maintien de la paix avec Sparte

     - les partisans du maintien du décret et donc du risque de guerre avec Sparte.

4) Celui qui prend la parole s’exprime du haut de la tribune.

5) Périclès est un homme politique athénien. Comme stratège, il a longtemps dirigé Athènes de 462 à 429.

6) Pour Périclès, il faut être ferme avec les Spartiates et ne pas prendre l’habitude de leur céder.

7) La proposition de Périclès est adoptée par un vote à main levée, à la majorité.

 

         La nouvelle organisation mise en place par les Athéniens s’appelle démocratie = forme de gouvernement où le pouvoir est exercé par le peuple.

Démocratie = demos (peuple) + cratie (kratein = force, pouvoir, souveraineté).

Peuple = ensemble des citoyens, soumis à l’égalité des droits (isonomia ou « même loi » pour tous).

Rappel : le citoyen est le membre d’un Etat appelée citée/polis ; il exerce la politeia (politique).

 

Les citoyens peuvent tous siéger à l’Ekklesia : assemblée qui vote les lois et décide de la paix ou de la guerre.

Les lois sont préparées par la boulè : conseil composé de citoyens tirés au sort chaque année.

La justice est rendue par l’Héliée : tribunal composé de citoyens tirés au sort.

Les citoyens élisent les 10 stratèges (chefs de l’armée).

Tous ceux qui ont une fonction politique sont appelés magistrats. Ils sont élus pour un an et doivent rendre des comptes aux citoyens.

 

Un stratège devient plus important que les autres et joue le rôle de chef du gouvernement.

Le plus célèbre est Périclès, stratège de 443-429 :

-         il encourage la démocratie : accorde une somme d’argent (mistophories) pour que les citoyens pauvres aillent à l’assemblée et occupent des magistratures

-         mais, à partir de 451, il réduit le nombre des citoyens

-         il engage les Athéniens dans la guerre du Péloponnèse.

 

La population est répartie en 3 catégories :
     - les acteurs de la démocratie : les citoyens (40 %) sont seuls à avoir des droits politiques dans l’Etat où ils vivent. C’est-à-dire les hommes (avec leur femme et leurs enfants). Pour être citoyen, il faut avoir son père déjà athénien. A partir de 451 : il faut en plus avoir sa mère fille de citoyen athénien. Le citoyen a le droit de participer au gouvernement et des devoirs (service militaire : défendre sa cité) ; il a le droit de posséder des terres.
     - les exclus de la démocratie : les métèques (30 %) n’ont pas les droits politiques de l’Etat où ils vivent (étrangers). Ne peuvent participer au gouvernement, ni posséder des terres, mais ont des devoirs (payer l’impôt, défendre la cité).

- les exclus de la démocratie et de l’humanité : les esclaves (30 %) n’ont aucun droit, ne sont pas libres. Ils sont considérés comme des choses, des objets, des meubles qui appartiennent à un propriétaire (maître). Ils peuvent être vendus ; doivent travailler.

 

Conclusion : Athènes est une cité démocratique, mais inégalitaire et esclavagiste.


V. ATHENES, L'ECOLE DE LA GRECE 

Voir le cahier.

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