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Allemagne - Une grande puissance économique - 4e

26 Mai 2009 , Rédigé par histege Publié dans #Exercices

Proposition de correction sur le sujet p. 224-225

 

L'Allemagne : une puissance européenne et mondiale

 

 

Questions

 

1. Daimler-Benz (doc 5) montre que la réussite économique allemande repose d'abord sur la puissance des konzern, groupes industriels concentrés, diversifiés et implantés dans de nombreux pays. Ensuite, le modèle économique allemand (doc 6) est solide : des banques puissantes, la cogestion (les patrons associent les syndicats à la direction des entreprises) et une monnaie forte. Enfin, l'économie allemande est fortement connectée au reste du monde, comme le montre le port de Rostock (doc 3), ouvert sur la mer Baltique et relié à l'intérieur du pays par des transports rapides.

2. L'industrie allemande est puissante dans la sidérurgie, la chimie (BASF, doc 1 et 3, dont le siège social est à Ludwigshaffen et Bayer), dont les matières plastiques. L'automobile est un des fleurons de l'industrie allemande. Avec ses multinationales Daimler-Chrysler (doc 4 et 5) et Volkswagen (doc 2), elle se place au 1er rang européen et au 3e mondial. L'Allemagne réussit également (doc 4) dans les biens d'équipements (Thyssen-Krupp), la construction électrique et électronique (Siemens).

3. Le modèle allemand connaît aujourd'hui des difficultés  (doc 6) : ralentissement de la croissance économique, montée du chômage et des grèves car la concurrence des autres pays est vive. La France, longtemps loin derrière l'Allemagne, a aujourd'hui rattrapé son retard. Mais, les bases restent solides.

 

Paragraphe argumenté sur le sujet : l'Allemagne est une grande puissance économique

 

        L'Allemagne est une grande puissance économique européenne et mondiale. Sur quoi repose cette puissance ? Quelle est sa situation aujourd'hui ?

 

        La puissance allemande repose d'abord sur la force de son industrie, depuis le milieu du XIXème siècle. L'industrie est le moteur de l'économie allemande. Les secteurs performants sont la sidérurgie, la chimie avec les 2e (BASF) et 3e (Bayer) groupes mondiaux, les machines-outils et les biens d'équipements (Thyssen-Krupp), l'automobile avec deux grands groupes : Daimler-Benz (doc 5) et Volkswagen (doc 2). Ces groupes ont racheté des constructeurs automobiles étrangers. L'automobile allemande se classe ainsi au troisième rang mondial. La construction électrique, l'électronique et l'informatique sont aussi un point fort, comme le prouve l'importance du groupe Siemens. La force de cette industrie repose également sur la qualité des produits industriels allemands et le dynamisme de la recherche-développement (doc 1). De plus, elle est ouverte sur le monde grâce à ses portes sur la mer du Nord et la mer Baltique : Rotterdam aux Pays-Bas, Hambourg, Brêmehaven et Rostock (doc 3).

 

        La puissance allemande repose ensuite sur son modèle économique, dit « modèle rhénan ». Depuis 1945, il est à la base du "miracle allemand". Depuis la fin du XIXe siècle, les entreprises se sont concentrées en grands groupes, appelés konzern : Thyssen, Krupp, Siemens, Bayer, Basf, Daimler-Benz, Volkswagen... Aujourd'hui, ces groupes se sont diversifiés, à l’exemple de Daimler-Benz (doc 5) : d’abord spécialisé dans l'automobile, il s’élargit à l'aéronautique et à l'aérospatiale, à la construction électrique et électronique et aux services. Les konzern s'implantent dans le monde entier, comme l'illustre Volkswagen (doc 2). Les banques (doc 4 et 5) sont puissantes et soutiennent les entreprises allemandes par des prêts. Une monnaie forte (le mark, puis l’euro) soutient aussi la croissance de l'économie allemande, avec un chômage et une inflation faibles. De plus, la cogestion des entreprises, partagée entre patrons et syndicats, diminue les conflits et les grèves. L'économie allemande associe des aides sociales importantes à l'économie de marché capitaliste.

 

        Mais, le modèle "rhénan" est confronté aujourd'hui à la crise (doc 6) : fermetures d'usines, suppression d’activités moins rentables, reconversions (changement d'activité) et délocalisations (transfert d'usines vers les pays où la main-d'oeuvre est moins chère). Le chômage augmente et les grèves se multiplient. Le gouvernement réduit les aides sociales. Les difficultés sont liées à la concurrence des autres pays, soit des pays déjà industrialisés comme les E-U, le Japon mais aussi l'Europe ; la France ayant désormais rattrapé son retard sur l'Allemagne (doc 6), soit des nouveaux pays industrialisés d’Asie. De plus, l'économie allemande a pris du retard dans les hautes technologies et les services. Cependant,  le document 6 (article de journal) paraît aujourd’hui daté, car il s’agit d’une crise d'adaptation : les bases de l'économie allemande restent très puissantes. L’Allemagne cherche à rattraper son retard dans certains secteurs. Enfin, la crise actuelle, déclenchée fin 2008 par la crise financière internationale, a des conséquences importantes. Ce n’est pas pour autant que la place relative de l’Allemagne dans le monde soit remise en cause. Car, cette crise touche tous les Etats, de manière plus ou moins sélective.

 

        Ainsi, le modèle "rhénan" est aujourd'hui en partie remis en cause, en raison des difficultés d'adaptation que connaissent les entreprises. Mais, les bases de l'économie, notamment de l'industrie, restent puissantes, malgré la concurrence internationale. Son modèle montre son rôle de protection et d’atténuation face à la crise actuelle. L'Allemagne est ainsi la première puissance européenne et la troisième ou la quatrième mondiale (rq : la mesure de la puissance économique chinoise n’est pas claire).


© A. Sadki 

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