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Relations internationales 1947-1991 - 3e

1 Mai 2009, 05:20am

Publié par histege

LES RELATIONS INTERNATIONALES (1947-1991)

 


I. LA GUERRE FROIDE, 1947-1956

 

            Déf. : guerre froide : tension (guerre idéologique, politique et économique) entre Américains et Soviétiques (avec leurs alliés respectifs) qui se combattent sans conflit armé direct, mais par petits États interposés.

            1. La rupture de 1947. Les vainqueurs se divisent en deux camps. En mars 1947, le président américain TRUMAN définit la “doctrine” du containment : les États-Unis veulent bloquer les progrès du communisme en Europe et se déclarent les champions du monde libre. Il propose une aide financière aux Européens pour reconstruire l’Europe (plan MARSHALL). STALINE contre-attaque en organisant à l’Est un bloc des “démocraties populaires” (chaque État est dirigé par le seul parti communiste). Les oppositions sont éliminées (ex. “coup de Prague” en Tchécoslovaquie en février 1948).

            2. Les débuts de la guerre froide en Europe (1948-1949). La crise de Berlin : les Occidentaux veulent créer une Allemagne de l’Ouest. Staline réagit par le blocus de Berlin-Ouest (1948-1949). Résultat, en 1949, l’Allemagne est divisée en deux États : République Fédérale d’Allemagne (R.F.A.) à l’Ouest et République Démocratique Allemande (R.D.A.) à l’Est.

            3. La guerre froide s’étend à l’Asie (1949-1954). En Chine, les communistes, dirigés par MAO ZEDONG prennent le pouvoir et proclament la République populaire de Chine (1949). La guerre de Corée (1950-1953) : la Corée étant divisée en deux depuis 1948, la Corée du Nord communiste envahit en 1950 la Corée du Sud favorable aux Américains. Les Américains ne réussissent pas à vaincre militairement la Corée du Nord.

            Ainsi, s’est formé un monde bipolaire. Beaucoup d'États doivent choisir soit le camp américain, capitaliste (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord - O.T.A.N. 1949) ou soviétique communiste (Pacte de Varsovie 1955).

 

II. LA COEXISTENCE PACIFIQUE, 1953-1962

 

            La rivalité entre les deux superpuissances se transforme en “coexistence pacifique”, mais secouée par de graves crises.

            1. La déstalinisation. KHROUCHTCHEV proclame en 1956 la déstalinisation, en dénonçant les crimes de son prédécesseur Staline (mort en 1953) et en lançant une politique de coexistence pacifique avec les Américains. Mais la déstalinisation est arrêtée en Hongrie (1956), où une insurrection est réprimée militairement par les Soviétiques.

            2. Les crises. La crise de Suez (1956) : le président égyptien NASSER veut nationaliser le canal de Suez. Les Israéliens, les Français et les Anglais s’y opposent militairement, mais les Soviétiques et les Américains les obligent à se retirer. La crise de Berlin (1961) : les Allemands de l’Est construisent un “mur” qui sépare Berlin-Est et Berlin-Ouest pour arrêter les départs de populations vers l’Allemagne de l’Ouest. La crise de Cuba (1962) est la plus grave : les Soviétiques, ayant installé secrètement des missiles à Cuba, île proche des États-Unis, le président américain KENNEDY leur lance un ultimatum. Khrouchtchev recule.

            C’est en fait l’équilibre de la terreur. Américains (1945) et Soviétiques (1949) possèdent l’arme nucléaire : la dissuasion nucléaire (chacun des deux États peut être frappé par l’arme nucléaire de l’autre) les oblige à s’entendre. Les Soviétiques lancent le premier satellite artificiel (Spoutnik, 1957) et le premier homme dans l’espace (Youri Gagarine). Il faut attendre 1969 pour que les Américains répliquent (envoi d’hommes sur la lune).

 

III. LA DÉTENTE ET SES LIMITES, 1963-1985

 

            1. Les tensions persistent. Au Vietnam : les Américains se lancent dans une guerre terrible (contre le Vietnam du Nord communiste) mais échouent (1960-1975). Les communistes, soutenus par l’URSS et la Chine s’emparent du Vietnam du Sud (1975). Le Laos et le Cambodge deviennent aussi communistes. Au Proche et Moyen-Orient : la création de l’État d’Israël (1947) a amputé le territoire palestinien. La guerre des Six Jours (1967), suite à une attaque arabe, est remportée par les Israéliens qui agrandissent leur territoire. La guerre du Kippour (1973) tourne encore à l’avantage d’Israël. Le Liban est ravagé. En 1979, l’URSS envahit l’Afghanistan pour soutenir un régime favorable au communisme. Des conflits secouent également l'Amérique latine et l'Afrique.

            2. Le dialogue Est-Ouest. Désormais, les deux chefs se rencontrent et se téléphonent. L’URSS et les États-Unis signent des accords pour limiter le risque de guerre nucléaire et les dépenses d’armement (1968 : traité de non-prolifération nucléaire ; 1972-79 : accords SALT pour limiter les armes stratégiques ; 1982 : traité de Washington pour démanteler les “euromissiles”). La conférence d’Helsinki (1975) reconnaît les frontières européennes nées au lendemain de la guerre et déclare que la coopération économique et le respect des droits de l’homme sont nécessaires. Les échanges commerciaux entre les deux blocs se développent.

            2. Mais les deux blocs commencent à se fissurer. Du côté américain : la construction européenne concurrence la puissance économique des États-Unis. La France se donne l’arme nucléaire et se retire de l’O.T.A.N. (1966). L’Allemagne de l’Ouest commence à dialoguer avec l’Allemagne de l’Est. Du côté communiste : la Chine conteste la domination de l’URSS et rompt ses relations avec elle (1963) et se rapproche plus tard des États-Unis. Mais, les chars soviétiques écrasent le Printemps de Prague (mouvement de démocratisation) en Tchécoslovaquie (1968). Les dissidents soviétiques (Alexandre Soljenitsyne, Andreï Sakharov) dénoncent les goulags et le totalitarisme soviétique.

 

IV. L’ÉCLATEMENT DU MONDE SOVIÉTIQUE, 1989-1991

 

            Les mouvements de réforme gagnent du terrain dans les pays de l’Est au début des années 1980 : Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie. Mikhaïl GORBATCHEV, au pouvoir en U.R.S.S. en 1985, lance une vaste réforme (Perestroïka, “restructuration” ; Glasnost, “transparence”) du système communiste, qui finalement entraîne son écroulement. En mai 1989, la Hongrie laisse passer des Allemands de l’Est vers l’Ouest. À son tour, l’Allemagne de l’Est est contrainte d’ouvrir le mur de Berlin le 9 novembre 1989. Le 3 octobre 1990, l’Allemagne se réunifie.

            L’onde de choc touche les peuples soviétiques. Les pays baltes (Lituanie...) obtiennent leur indépendance. Les nationalismes se déchaînent (Géorgiens, Azéris...). Un coup d’État (1991) cherche à renverser Gorbachev, mais échoue grâce à la fermeté de Boris Eltsine en Russie. Eltsine préfère en 1991 l’éclatement de l’URSS en de nombreux pays indépendants (Russie, Ukraine, Ouzbékistan...), mais associés dans une Communauté d’États indépendants (C.E.I.).

            C’est la fin de la guerre froide. L’effondrement de l’U.R.S.S. tend à profiter aux États-Unis qui se présentent comme la seule superpuissance dans le monde. La guerre du Golfe (1991), dirigée par les Américains, voit l’écrasement de l’Irak (avec son chef Saddam Hussein), qui venait d’annexer le Koweït. C’est la plus gigantesque opération aérienne de l’histoire. D’autres conflits surgissent : l’éclatement de la Yougoslavie, guerres civiles liées à la montée des mouvements islamiques (Algérie, Afghanistan...), génocide au Rwanda. Des problèmes importants demeurent : entre l’Autorité palestinienne créée en 1993 et Israël...

 

BIOGRAPHIES

 

Leonid BREJNEV (1906-1982)

            Président du Praesidium du Conseil suprême de l’URSS, il contribua à renverser Khrouchtchev à qui il succéda comme secrétaire du Parti communiste en 1964.

 

Fidel CASTRO (né en 1926)

            Premier ministre de Cuba en 1959, il se heurte à l’hostilité des E.U. en acceptant l’implantation de bases militaires soviétiques dans l’île, ce qui déclenche la crise de Cuba. Il dirige toujours son pays dont le régime est socialiste.

 

Boris ELTSINE (né en 1931)

 

            D’origine paysanne, il devient premier secrétaire du parti communiste d’URSS (1985-1987). Puis député de Moscou, il se pose en rival de Gorbatchev et quitte le parti communiste en 1989. Elu à la tête du Congrès en 1990, il obtient les pleins pouvoirs en 1991 et est le président de la Russie.

 

Michaël GORBATCHEV (né en 1931)

 

            Ingénieur agronome, d’origine paysanne. Membre du Comité central du parti communiste de l’URSS en 1971, il en devient Secrétaire général en 1985 et engage son pays dans des réformes. Président du Soviet suprême en 1989, il obtient les pleins pouvoirs en 1990 pour mener des réformes (Perestroïka et Glasnost) et démissionne en 1991 après l’éclatement de l’URSS.

 

John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963)

 

            Président démocrate des E.U., élu en 1960. Il mène une politique ferme vis-à-vis du monde communiste, tout en cherchant à améliorer les relations américano-soviétiques. Il est assassiné en 1963 à Dallas.

 

Nikita KHROUCHTCHEV (1894-1971).

            Ouvrier ukrainien, devenu chef du parti communiste d’URSS en 1953. Président de l’URSS en 1958, il combat le culte de la personnalité voué à Staline et se fait le champion de la coexistence pacifique avec les E.U. Il est chassé du pouvoir en raison de l’échec de sa politique économique.

 

MAO ZEDONG (1893-1976)

            Un des fondateurs du parti communiste chinois. Principal artisan de la Révolution, président de la République populaire de Chine de 1949 à 1959, il reste à la tête du parti jusqu’à sa mort. Il développe à son profit le culte de la personnalité.

© A. Sadki

Commenter cet article

kevin.65 08/05/2009 13:41

Mr votre blog et super

lucie 6eme5 01/05/2009 18:43

INTERRESSANT DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS.

QUESTION: DEVIENT ON FRANCAIS AUTOMATIQUEMENT SI ON NAIT EN FRANCE?PAR EXEMPLE DEUX PARENTS ETRANGERS QUI ONT UN ENFANT QUI NAIT EN FRANCE EST IL FRANCAIS? (JE CROIS QUE L'ENFANT D'ANGELINA JOLIE ET BRAD PITT N'EST PAS FRANCAIS)

histege 02/05/2009 13:16



Non. Il faut que les parents ou l'enfant (quand il le pourra) en fassent la demande ; accéder pour lui à la nationalité française est un droit qu'il obtiendra facilement (Attention cependant aux
problèmes de casier judiciaire !). Il y a des conditions supplémentaires (durée de résidence en France, résidence au moment de la demande).

Remarque, si je ne me trompe, Madame Guigou, ministre socialiste des affaires sociales, avait fait voter une loi qui permet de retirer la nationalité française à quelqu'un qui l'a obtenue par
voie de naturalisation. Ce qui est assez scandaleux. Nationalité et délinquance sont deux choses différentes. Faudrait-il la retirer à tous les Français délinquants qui l'ont obtenue par
filiation ? Remarque : sous le gouvernement de Vichy, certains Français, de religion juive par exemple, ont été déchus de leur nationalité. HISTEGE