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Arno Breker, Le Garde, 1940, parcours artistique

24 Avril 2016, 17:55pm

Publié par histege

Parcours artistique : Le Garde d'Arno Breker, 1940

Parcours retenu : le métissage

Thématique : Arts du visuel

Repère historique : Arts, États et pouvoir

Problématique : En quoi ​Le Garde d’Arno Breker illustre-t-il la doctrine nazie et le refus du métissage ?

 

Titre : ​Le Garde

 

Auteur : Arno BREKER est un sculpteur allemand (1900-1991). Il étudie les Beaux-arts, puis se forme à la sculpture antique à Paris et à Rome, dans le cadre du mouvement du néoclassicisme (mouvement qui imite ou renouvelle l’art classique gréco-romain et l’art de la Renaissance). Rentré en Allemagne en 1934, il devient le sculpteur préféré d’Hitler, le sculpteur officiel du IIIe Reich. Il bénéficie des grands moyens financiers de l’État nazi avec pour objectif de décorer la capitale, Berlin qui devait être transformée en Germania, une capitale pour mille ans de règne.

 

Maquette de Germania, 1939, conservée au Deutsches Bundesarchiv

 

 

Présentation de l'oeuvre

 

​Nature de l'oeuvre : Il s’agit de l’esquisse en plâtre d’une sculpture géante en bas-relief (exécutée sur un mur, en marquant faiblement le relief) qui n’a jamais été réalisée. C’est une œuvre de commande officielle par l’État nazi. La plus grande partie de ses œuvres d’Arno Breker, mêmes les esquisses, sont détruites en 1945.

​Date : 1940

23 juin 1940 : Hitler au centre et Arno Breker à droite, à Paris. La photo symbolise la victoire de l’Allemagne nazie et la défaite de la France, à l'issue de la campagne de France.

Le contexte historique

Cette œuvre a été réalisée pendant... Le nazisme est au pouvoir en Allemagne depuis 1933, dans le cadre du IIIe Reich depuis l’année suivante. On est au début de la Deuxième Guerre Mondiale : l’Allemagne nazie s’est lancée à la conquête de l’Europe et multiplie les grandes victoires militaires. C’est une phase d’optimisme et de triomphe pour les nazis.

Ž​Décrire l'oeuvre

Cette œuvre parle de / met en scène / illustre... Un guerrier germanique est en train de dégainer son arme et de partir au combat. Il est représenté totalement nu, avec une forte musculature, ainsi qu’un géant, le visage émacié et anguleux, le front haut, le nez droit (à la grecque), fronçant des sourcils aigus, le menton pointu en avant, les cheveux huilés en arrière. Les bras et surtout les jambes paraissent démesurés par rapport au reste du corps, tels que la tête et les parties génitales (ce dernier élément est un leitmotiv de l’époque classique grecque). Sa cape vole au vent, comme un prolongement de sa chevelure. Il porte un glaive qu’il est en train de sortir de son fourreau. Son genou droit est plié et s’appuie sur le piédestal de la statue, avec une autre cape et un bouclier au pied.

Analyse en fonction de la thématique

Cette œuvre illustre bien la problématique...

Tout d'abord + premier argument développé + référence précise à l'œuvre. Cette œuvre se remarque par ses nombreuses références à l’antique, à l’idéal du beau grec, à la sculpture gréco-romaine : le nu, la précision anatomique, le classicisme, reconnaissance à la symétrie et à l’apparente proportion et harmonie des formes. L’ensemble est structuré par des formes géométriques régulières : le V formé par la tête, le buste, les bras, la jambe droite, le pied gauche, le V très effilé du glaive... V d’ensemble du genou à la cape et à l’autre pied ; le cercle du bouclier (hoplon en grec). Une telle facture s’inspire également beaucoup de la sculpture romaine, notamment dans les sculptures géantes de combattants gaulois. L’art officiel nazi prolonge à sa manière le néoclassicisme qui s’est emparé d’une grande partie de l’Europe ou de l’Occident, en particulier du monde germanique au XIXe siècle. Il prolonge, à sa manière aussi, la sculpture de la Renaissance, notamment les sculptures puissantes de Michel-Ange.

Ensuite + deuxième argument développé + référence précise à l'œuvre. Cette œuvre est caractéristique de l’art fasciste, de l’art totalitaire, sous la déclinaison d’art officiel nazi. Œuvre de commande, œuvre de propagande : l’art sert à magnifier le régime nazi et à assurer sa domination. Il repose sur l’idée de la supériorité de la « race germanique », placée au sommet du groupe des « Aryens », qui cumulent les qualités et ont vocation à dominer le monde. L’ancienne mythologie germanique est ici remaniée dans le sens du nazisme. À l’inverse, les « races inférieures » ont vocation à être dominées, à servir d’esclaves (les « Slaves », les « Nègres ») ou à disparaître (les « Juifs »). Le nazisme est à la fois un nationalisme (pangermanisme) et un racisme : il reprend les thèses de l’Anglais Chamberlain, du Français Gobineau et de l’Allemand Rosenberg. Il met en scène la supériorité de l’Übermensch (« surhomme ») sur l’Untermensch (« sous-homme ») et se propose de créer un homme nouveau, façonnable, un prototype nazi. Le panneau fait la promotion de la virilité, du militarisme et de la guerre. L’action est rendue par l’impression de mouvement vers l’avant et de puissance renforcée par le V, la chevelure et la cape en arrière, volant au vent : la statue quitte son piédestal et s’anime. Plus largement, le but est de faire adhérer le spectateur et de le souder à la communauté « germanique ».

Enfin+ deuxième argument développé + référence précise à l'œuvre. L’œuvre reflète l’anti-métissage absolu. C’est le contraire du métissage (croisement et mélange de morphotypes et de cultures réputés différents) et du cosmopolitisme (ouverture à toutes les cultures du monde). Ces formes épurées consacrent le refus de la diversité, de l’irrégularité, du mélange, du métissage... Les Juifs et le métissage sont considérés comme les responsables de la défaite de l’Allemagne en 1918. Ces griefs se cristalliseraient dans l’« art dégénéré », fustigé officiellement depuis 1937 : « l’art nègre », « l’art juif », « l’art moderne » (Die Brücke, Der Blaue Reiter, l’expressionnisme, le Bauhaus, la Nouvelle Objectivité ; des peintres comme Otto Dix), « l’art des aliénés »... D’une manière générale, c’est une réaction contre la diversité et l’inventivité culturelle de la République de Weimar (1919-1934). La « pureté du sang allemand » et de la « race germanique » tient exclusivement dans des blonds aux yeux bleus, grands, puissants et sans défauts (rappel : le mot « race » n’a pas de valeur scientifique). L’œuvre prend place dans le processus politique nazi, les lois de Nuremberg contre les Juifs, la propagande contre les « Nègres », la pratique de l’eugénisme (pratique qui consiste à sélectionner certains traits de caractères héréditaires et à en exclure d’autres par des croisements dans le but « d’améliorer » un morphotype humain), puis de l’euthanasie (mise à mort volontaire d’un individu ou d’une catégorie de population), notamment contre les handicapés, les aliénés etc. Il s’agit ici d’aider de manière volontariste un processus dit de sélection naturelle. L’art moderne, spécialement l’art abstrait, est considéré comme luttant contre le « peuple allemand » et le pervertissant.

Mettre en relation avec d'autres oeuvres

Démarche à rebours, de l'époque contemporaine à l'Antiquité.

1) L'art nazi

- Arno Breker, exemple : Le combat contre les serpents, 1940 :

 

 

- Autre exemple d’art nazi :

 

Bas-relief monumental d’un cavalier germanique,

Vogelsang (dans l’Eiffel), centre de formation des cadres du parti nazi

 

2) La sculpture de la Renaissance, exemple : David, de Michel-Ange

 

dates : 1501-1504

 

3) La source première est la sculpture hellénistique, en particulier les groupes sculptés réalisés à la fin du IIIe siècle avant J.-C. sur ordre du roi de Pergame, Attale Ier, pour commémorer ses victoires contre l’invasion galate (Gauloise). Un groupe est placé dans la capitale Pergame et un autre, de dimension plus réduite, sur l’Acropole d’Athènes. Le thème des Galates vaincus va faire florès. On les connaît surtout par des copies romaines, comme :

- le Gaulois du Musée du Capitole (Rome) :

 

- La Statue de Galate (Gaulois) blessé du Musée du Louvre (Paris), Ier-IIe siècle après J.-C. (reproduction et diffusion sur internet interdite, propriété du musée du Louvre)

 

 

On peut remarquer, selon un processus de l'Antiquité vers l'époque contemporaine :

1) l’assimilation entre la figure grecque du Gaulois et la figure beaucoup plus tardive du Germain

2) le processus d’inversion entre le Gaulois vaincu ou mourant et le Germain triomphant

3) les inflexions mythologiques. À partir (du XVIe siècle, voir par exemple le rôle d’Etienne Pasquier et surtout) de la fin du XVIIIe siècle, les Français se créent une mythologie qui les rattache aux Gaulois, pendant que les États de langue allemande (la Prusse..., puis l’Allemagne à partir de 1871) se créent une mythologie germanique en réaction. Deux les figures sont particulièrement mises en opposition : Vercingétorix et Arminius.

 

 

Statue monumentale de Vercingétorix, par le sculpteur Aimé Millet, mise en place en 1865 à Alise-Sainte-Marie (site réputé être celui d’Alésia). Vercingétorix est le chef de la révolte gauloise, vaincu par Jules César en 52 avant J-C, à Alésia.

 

Statue monumentale d’Arminius, dit « Herman » par Ernst Von Bandel, réalisée de 1838 à 1875. Arminius, un des chefs des Chérusques, détruit les trois légions romaines de Varus dans la forêt de Teutoburg en 9 avant J-C.

 

 

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Une identité complexe, globalisée et construite - Le cas de Barack Hussein Obama - 5e - 2012-2013

22 Janvier 2016, 06:42am

Publié par histege

UNE IDENTITE COMPLEXE, DYNAMIQUE, CONSTRUITE ET GLOBALISEE

– Le cas de Barack Hussein Obama

 

Obama Barack et Michelle photo Philippe Wojazer - AFP

Michelle et Barack Obama

 Source : AFP. Photographe : Philippe Wojazer.

 

« Qui est Barack Obama ?

 

         Barack Obama — Barack Hussein Obama pour l'État-Civil — est né le 04 août 1961 à Honolulu (Hawaï). Ses parents, étudiants à l'Université de Hawaï, se sont mariés l'année précédente. Le père, Barack Hussein Obama Sr. (1936-1982), est un kenyan noir originaire de l'ethnie Luo. Élevé dans la tradition musulmane mais non pratiquant, il deviendra premier économiste au Ministère des finances du Kenya dans les années '70 avant d'être limogé lors d'un changement de pouvoir et de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942-1995), future anthropologue auteur d'une volumineuse thèse sur la vie des forgerons ruraux en Indonésie, est une blanche américaine de religion chrétienne originaire du Kansas, lointaine descendante de Jefferson Davis. Le jeune couple mixte divorce en 1963, deux ans après la naissance de l'enfant, dont le prénom "Barack" signifie "béni" en hébreu et en arabe (le nom "Obama" signifie lui "lance enflammée" dans la langue swahili de son père).

         Agé de six ans, Barack Obama suit sa mère, qui s'est remariée avec un indonésien cadre supérieur dans le pétrole, L. Soetoro. Il passe à Djakarta (Indonésie) quatre années de son enfance, de 1967 à 1971, effectuant deux ans de scolarité dans une école musulmane puis deux autres dans un établissement catholique. Soucieuse de lui donner une bonne éducation, sa mère l'envoie ensuite chez ses grands-parents maternels à Honolulu afin qu'il soit scolarisé au collège de Punahou, un établissement privé plutôt réservé aux enfants de l'élite blanche. Sa mère, de nouveau divorcée, et sa demi-soeur indonésienne (Maya Soetoro-Ng, née en 1970), le rejoignent bientôt à Hawaï. Il est bon élève, en outre passionné et excellent joueur de basket, mais c'est aussi l'époque des états d'âme solitaires et des crises identitaires adolescentes. "J'ai appris à passer de mon monde noir à mon monde blanc", écrira-t-il plus tard, "Conscient que chacun d'eux possédait son langage, ses coutumes et ses signes, convaincu qu'il suffisait d'un effort de traduction de ma part pour qu'ils se rejoignent". La famille vit modestement, en partie grâce aux bons des services d'aide sociale, et Barack Obama bénéficie d'une bourse pour suivre ses études jusqu'à l'obtention du diplôme d'entrée aux classes préparatoires.

         À la sortie du lycée en 1979, Barack Obama suit deux années d'études à l'Occidental College de Los Angeles (Californie) avant d'intégrer en 1981 la Columbia University de New York d'où il sort deux ans plus tard avec une licence en Sciences Politiques et en Relations internationales. Il déménage à Chicago où il a décroché un emploi d'analyste d'affaires dans un grand cabinet financier. Mais il abandonne bientôt ce début de carrière prometteur et lucratif pour travailler comme animateur social, payé 800 dollars par mois par une église chrétienne progressiste des quartiers défavorisés. Il travaille alors auprès du pasteur noir Jeremiah Wright, qui deviendra son ami, et se convertit au Christianisme. Il s'engage activement dans un combat contre les inégalités et les discriminations raciales et lutte pour les droits de ses concitoyens noirs.

         En 1988, Barack Obama reprend ses études. Il entre à la Harvard University pour trois années d'études de Droit couronnées par un diplôme de Juris doctor (doctorat) avec mention magna cum laude. Il retourne ensuite à Chicago où, de 1991 à 2005, il travaille comme juriste co-gérant du cabinet d'avocats spécialisé dans les droits civiques "Davis, mineur, Barnhill et Galland". Il occupe aussi parallèlement diverses autres fonctions, comme entre autres celles d'éditeur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review et de Conférencier en droit constitutionnel à l'Université de Chicago.

         En 1992, Barack Obama épouse la juriste Michelle Robinson qu'il a rencontré en 1989 lors d'un stage d'études. Elle lui donnera deux filles: Malia Ann, née en 1999, et Natasha, née en 2001. Michelle Robinson-Obama, issue d'une famille ouvrière noire du South Side de Chicago, diplômée de Princeton et de Harvard, est une brillante avocate chargée notamment des relations extérieures et communautaires de l'hopital universitaire de Chicago. Figure du parti démocrate local, elle a beaucoup aidé son mari à conquérir les réseaux politiques du maire de Chicago, Richard M. Daley, dont elle est proche, et contribue aujourd'hui activement à sa campagne électorale.
         Les années 90’ marquent l'intérêt de Barack Obama pour la politique. Proche de la nouvelle gauche libérale progressiste, voire radicale, Barack Obama milite en 1992 pour l'élection de Bill Clinton […]. Inspiré par les luttes de Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela, il défend activement les causes des noirs, des pauvres, des gays, des étudiants, de l'environnement, et plus généralement opposé à l'ordre moral des néoconservateurs, s'engage dans tous les combats "gauchistes" : luttes contre la peine de mort, contre le Sida, pour l'avortement, pour la justice sociale, etc.

         En 1995, il publie un remarquable essai autobiographique intitulé Dreams from My Fathers (Les Rêves de mes pères) où il raconte son parcours à la fois d'enfant en quête d'un père et de métis vu comme un noir par l'Amérique blanche.

         Barack Obama débute véritablement sa carrière politique en 1996, lorsqu'il est élu dans la 13e circonscription de Chicago (quartiers pauvres du South Side et de Hyde Park) au Sénat de l'Illinois. Il […] lutte activement pour étendre la couverture maladie aux populations les plus défavorisées de l'Etat. […][Battu en 2000 aux élections à la Chambre des représentants]. En 2003, il […][prend] clairement position contre la guerre en Irak. En juillet 2004, son charisme, son éloquence et son discours très remarqué en faveur d'une autre Amérique » le font remarquer dans le camp démocrate. « Le 2 novembre de la même année, il est élu Sénateur démocrate de l'Illinois au Congrès des Etats-Unis […]. Seul afro-américain à siéger au Sénat, et troisième de toute l'histoire des Etats-Unis depuis 1865 […].

 

Élection présidentielle de 2008


         Le 10 février 2007, Barack Obama se déclare officiellement candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008, malgré la forte concurrence d'Hillary Clinton [qu’il réussit à battre lors des léctions primaires].  […] « Dans la course à la Maison Blanche, Barack Obama affronte le sénateur néo-conservateur John McCain, désigné lui au mois de mars 2008 par le parti Républicain. Ses adversaires politiques, jouant sur le racisme et l'islamophobie latente d'une partie des américains, ainsi que sur la peur du terrorisme, ne manquent pas de rappeler son deuxième prénom, Hussein, et font rimer Obama avec Oussama. Mais pour beaucoup d'américains désabusés par huit années de cynisme politique, il incarne l'espoir et la renaissance du rêve américain de société égalitaire et multi-raciale. Son programme séduit de larges pans de l'électorat: femmes, jeunes, personnes âgées, et pas seulement afro-américains, son talent consistant à dépasser l'enjeu racial sans toutefois renier ses origines. En pleine crise financière planétaire, alors que l'Amérique se découvre en quasi faillite, il parvient à imposer sa stature présidentielle lors des grands débats télévisés qui l'opposent à John McCain. […]

         Le 04 novembre 2008, Barack Obama, 47 ans, est élu 44e président des États-Unis d'Amérique […].

Moins de neuf mois après son arrivée à la Maison blanche, Barack Obama obtient le Prix Nobel de la Paix 2009 "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples", précise le jury. »

         Copyright © A. M. Levy / La République des Lettres, 09 octobre 2009 ; source : http://www.republique-des-lettres.fr/10727-barack-obama.php

 

 

1)     L’identité légale de Barack Obama

 

éléments qui constituent son état-civil

type

précision

nom

Obama

prénoms

Barack Hussein

lieu de naissance

Honolulu (Hawaï, Etats-Unis)

date de naissance

4 août 1961

origine

afro-américain

 

2)     L’identité biologique et l’identité familiale d’origine de Barack Obama

 

        

père

mère

type physique

noir

blanche

langue maternelle

swahili

anglais (américain)

nationalité (ou ethnie)

kenyane (ethnie Luo)

américaine

position religieuse

musulman (non pratiquant)

chrétienne

fonction (métier)

économiste (au ministère des finances du Kenya)

anthropologue (chercheuse)

 

1) D’après son origine familiale : est-il blanc, noir ou métis ? Justifie ta réponse.

Il est métis : le produit d’un mélange de types physiques différents. Exemple : Obama a un père noir et une mère blanche.

Remarque : les « races » n’existent pas. Il existe une seule espèce humaine. Nous sommes tous des « métis », extrêmement brassés au cours de l’histoire et nous sommes tous (au regard de la recherche scientifique actuelle) soit Africains, soit descendants d’Africains.

 

2) Comment était-il considéré à ce sujet par de nombreux Américains ?

La plupart des Américains le désignent comme « noir », terme souvent mal considéré, souvent avec un sens raciste pour certains d’entre eux.

Remarque : on lui reproche d’être d’origine musulmane, par islamophobie (peur et hostilité à l’égard des musulmans).

 

3) L’expression « afro-américain » convient-elle pour le désigner ?

On peut le considérer comme un « afro-américain » : son père est Africain (Kenyan) et sa mère Américaine.

 

3)     L’identité personnelle

 

les lieux principaux où Obama a vécu Barack

lieux

Etats

Honolulu (Hawaï)

Etats-Unis

Djakarta

Indonésie

New York, Chicago, Boston, Los Angeles

Etats-Unis

 

1) Quelle est sa nationalité ? Américaine.

 

2) Quelle est sa position personnelle en matière de religion ? Il a choisi d’être chrétien à la manière protestante. Sa mère est chrétienne protestante et son père musulman non pratiquant.

 

langues qu’il a apprises ou côtoyées

swahili

anglais, américain

indonésien

arabe

Il a une identité « planétaire », globalisée.

 

par quelles écoles est-il passé ou quelles études a-t-il faites ?

école musulmane (Jakarta)

Harvard University (Boston)

établissements catholiques

Occidental College (Los Angeles)

établissement privé (Honolulu)

Columbia University (New York)

 

3) Souligne dans le texte le passage de sa biographie (vie) qui montre qu’il s’est posé de fortes questions identitaires.

« mais c'est aussi l'époque des états d'âme solitaires et des crises identitaires adolescentes. "J'ai appris à passer de mon monde noir à mon monde blanc", écrira-t-il plus tard, "Conscient que chacun d'eux possédait son langage, ses coutumes et ses signes, convaincu qu'il suffisait d'un effort de traduction de ma part pour qu'ils se rejoignent". » 

 

quels métiers a-t-il faits ?

juriste financier, avocat

animateur social  

homme politique : sénateur, puis président des Etats-Unis

 

l’identité de sa femme

nom et prénom

Michelle Robinson

type physique

afro-américaine

métier

juriste : avocate

religion

protestante

nationalité

Américaine

 

4) Dans quel camp politique s’est-il engagé ? Le camp démocrate : gauche américaine (libérale et progressiste).

 

5) Avait-il beaucoup de chance, au regard de l’histoire, de devenir président des Etats-Unis ? Justifie ta réponse. Qu’est-ce qui dans sa volonté et ses qualités personnelles lui a permis d’être élu président ?

Normalement, il n’avait aucune chance d’être président, en raison de ses origines (père noir africain et musulman) et de son nom (nom africain, prénoms arabes ou hébreu). Il n’y a jamais eu de président « noir » ou métis. Ses adversaires lui créent des obstacles : il est victime de racisme, d’islamophobie et accusé de « liaison avec le terrorisme ».

Mais, il jouit d’éléments favorables : son milieu parental est très favorisé, notamment culturellement (études, papa économiste, maman chercheuse). Il reçoit l’éducation de l’élite américaine « blanche » (Harvard…). Il a réussi à force de volonté (par ses études, les métiers qu’il a exercés et l’action politique qu’il a mise en œuvre). Il a été au contact de langues, de cultures, de religions et de milieux sociaux différents.

 

6) Conclusion : en quelques lignes argumentées, montre que Barack Obama a une identité complexe,  globalisée et construite.

Obama a une identité complexe et globalisée liée à la diversité de ses origines, à la multiplicité des lieux de vie, sur deux continents (Asie, Amérique, avec connaissance de l’Afrique) et un océan (Pacifique), à la la variété des études qu’il a faites et à ses choix personnels.

Barack Obama illustre l’exemple d’une identité faite de l’alliage d’une identité héritée, d’une identité (construite) choisie par lui-même et forgée face aux événements de l’existence.

 

 

Pour le moment, l'identité de Barack Obama ne déplaît pas, puisque la majorité des Américains l'ont réélu président des Etats-Unis en 2012. Indépendamment des questions politiques, l'homme a de nombreux partisans en Europe et dans le monde. Au Kenya et en Indonésie, l'événement est encore vécu comme la victoire de l'un des leurs, qui accède à la direction de la première puissance mondiale. Il symbolise l'avènement de l'identité planétarisée, même si le phénomène n'est pas nouveau en réalité.

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Comment apprendre ma leçon ?

3 Septembre 2015, 11:25am

Publié par histege

COMMENT APPRENDRE MA LEÇON ?

      

      Je lis régulièrement le livre (le manuel), après chaque leçon. Il est fondamental en histoire-géographie et éducation morale et civique. Je peux prendre un peu d’avance, en lisant tout ou partie du chapitre pour m’imprégner du sujet.

       J’apprends régulièrement mes leçons et toujours pour le prochain cours.

  1. J’ouvre en même temps le cahier et le livre sur la leçon. Je dispose près de mon bureau d'un dictionnaire (de noms propres et de noms communs) et si possible d'un atlas (sinon : google earth ou autre).
  2. Je lis une première fois la leçon en entier sur le cahier. Ensuite, je la relis plus lentement en observant attentivement les documents du cahier et du livre (cartes, frises chronologiques, photos de personnages, schémas, graphiques...). Par exemple, on retient mieux un personnage quand on sait à quoi il ressemble (cela évite aussi de le confondre).

3. Je résume la leçon sur une fiche (on apprend mieux en écrivant).

Comment ? Il faut toujours se poser deux questions :

                        1. Qu’est-ce qui est important à connaître dans la leçon (l’essentiel) ? C’est cela qu’il faut mettre sur la fiche, mais sans rédiger (enlever les articles le, la, les, parfois les verbes conjugués, utiliser des abréviations personnelles...).

- plan de la leçon (titre général, sous-titres)

- les définitions

- les principales dates (refaire la frise chronologique s’il y en a une)

- les principaux personnages (leur nom, leur pays et leur rôle)

- les principaux chiffres

- les idées principales

- refaire un croquis simplifié de la carte en localisant les points importants.

                        2. Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? Quand je n’arrive pas à retenir une leçon, c’est que je ne l’ai pas comprise. Ce n’est pas suffisant d’apprendre par cœur, il faut surtout comprendre. Que faut-il faire quand je n’ai pas compris quelque chose ?

            - Je relis le passage de la leçon qui fait difficulté. Je cherche dans le livre le passage qui correspond. Si je ne comprends pas un mot de la leçon, je recherche la définition dans le livre ou dans le dictionnaire. Je copie la bonne définition sur une feuille, je l’apprends et la garde dans mon cahier (cela évite de la rechercher une autre fois).

            - Si je n’y arrive toujours pas, je me fais aider : professeur, parents, camarade...

            4. J’apprends par cœur la fiche-résumé. Je m’entraîne à écrire correctement les mots de vocabulaire et les noms propres. Sans regarder la leçon, je porte les dates sur une frise chronologique et je refais un croquis de la carte. Ensuite, je vérifie sur le cahier. Enfin, je relis plusieurs fois la leçon et je lis le cours du livre (l’idéal est de prendre des notes), notamment le résumé ou le schéma logique de fin de chapitre du livre.

     Pour aller plus loin

            - Lire le plus possible et garder des traces (prendre quelques notes). Lire et écrire permet de progresser dans toutes les matières, de susciter l’imagination et de se cultiver. L’apprentissage des leçons devient alors plus facile.

- Faire des recherches :

  • dans un dictionnaire, une encyclopédie, des livres, des journaux, des revues, des CD/DVDRom
  • à la maison, au C.D.I. (demander l’aide du professeur documentaliste s’il le faut), dans une bibliothèque municipale, sur Internet (sur les sites tenus par des enseignants, le CNED...), regarder les documentaires à la télévision (ARTE, France 3)...
  • Sites internet de Mr Sadki :      

- Contacter par mail Mr Sadki (je répondrai si possible) : histege.barjavel@orange.fr

 

Signatures :     de l’élève :                                         du représentant légal :

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Sujet de brevet d'histoire géographie éducation civique juin 2015

10 Juillet 2015, 14:37pm

Publié par histege

Sujet officiel du DNB juin 2015 épreuve d'histoire, géographie et éducation civique

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La vie sociale en France - 3e - 2015

20 Juin 2015, 14:35pm

Publié par Sadki

LA VIE SOCIALE EN FRANCE

 

La démocratie sociale repose sur l’engagement des citoyens dans des actions individuelles et collectives. C’est la liberté pour des personnes — citoyens et étrangers –, d’agir, de se réunir et de s’associer, qui est reconnue par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (O.N.U., 1948) et par la Constitution de la Ve République en France (1958). Les citoyens et les étrangers vivant sur le sol français peuvent agir seuls dans tous les domaines de la vie. Mais agir ensemble est souvent plus efficace.

Les associations. La liberté d’association est reconnue en France par la loi du 1er juillet 1901.

Une association est un regroupement de plusieurs personnes qui mettent en commun leurs compétences pour agir ensemble. Elle doit être à but non lucratif (ne pas gagner d’argent), ne pas s’opposer à la République et être signalée à la préfecture ou sous-préfecture, où elle doit déposer ses statuts. Elle repose sur les principes de la solidarité et de l’aide gratuite. La plupart des membres des associations sont des bénévoles, donc non rémunérés. Les plus importantes ont souvent des salariés. Certaines permettent d’employer des personnes, en leur fournissant souvent un emploi rémunéré à temps partiel.

Les associations ont des domaines d’action très variés, par exemple :

- humanitaires et caritatives : défense des droits de l’homme, des minorités, lutte contre la pauvreté, aide à l’enfance... Amnesty International, Médecins sans frontières, Croix Rouge, Restos du Cœur, Secours catholique…

- écologiques et favorable au développement durable : les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne)

- sportives : clubs etc. - culturelles : théâtre...

- religieuses.

Elles peuvent agir par manifestation, pétition, organisation de débats et de meetings, collecte de fonds… 11 millions de bénévoles agissent dans plus d’un million d’associations. Elles complètent l’action de l’État et suppléent aux déficiences de ce dernier (désengagement financier et social croissant de l’État). Beaucoup d’associations se placent sur le terrain traditionnel des syndicats ou des partis politiques.

Les syndicats. La loi de 1884 accorde la liberté syndicale. Auparavant, la loi de 1864 a accordé le droit de grève (cesser le travail sans rémunération).

En France, la liberté de former un syndicat et de faire parti d’un syndicat est reconnue. Un syndicat est une association professionnelle qui réunit des personnes dans le but de défendre les intérêts de ceux qui travaillent et des chômeurs. Il y en a dans la fonction publique et dans beaucoup d’entreprises privées.

Le pluralisme et la diversité syndicales sont de règle chez les employés alors que les chefs d’entreprise sont regroupés dans un seul syndicat dominant.

Normalement détachés de toute allégeance politique, en réalité ils partagent une coloration politique dominante. Exemples de syndicats :

- d’employés : CFTC (Confédération Française des Travailleurs Chrétiens – plutôt à droite), CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail – désormais gauche, en partie à droite), CGC (Confédération Générale des Cadres – à droite), FO (Force Ouvrière, gauche et en partie à droite), CGT (Confédération Générale des Travailleurs – gauche)

- de patrons : MEDEF (Mouvement des Entreprises de France – très largement à droite).

Les premiers et les seconds négocient entre eux (« dialogue social ») et face à l’État (salaires, droits, conditions de travail, sécurité au travail, retraites…). En cas de désaccord, le recours à la justice, à la manifestation ou à la grève est une possibilité.

La division des syndicats d’employés, la faiblesse du nombre des syndiqués et de leur ressources posent problème. Le syndicalisme français est un des plus faible, ce qui n’est pas le cas dans des pays équivalents. Le recul du syndicalisme est un danger pour la démocratie et la vie sociale. Par contre, le principal syndicat de patrons, le MEDEF bénéficie de la force de l’union et d’un quasi monopole. Ses ressources sont sans commune mesure avec les premiers et son influence sur la vie politique et la société civile sans égal. De même, il pratique à grande échelle le lobbying.

D’ailleurs, sans faire partie de syndicats, les acteurs privés, financiers et économiques, qui agissent dans le cadre du marché, ont une puissance d’intervention considérable dans la vie sociale : la plupart des relais d’opinion, comme les médias, leurs appartiennent.

Conclusion : les associations et les syndicats sont une expression de la démocratie et favorisent son bon fonctionnement et le lien social.

Manifestation de syndicats et de non syndiqués sur la question de l'enseignement public - Valence (Drôme - France)

Manifestation de syndicats et de non syndiqués sur la question de l'enseignement public - Valence (Drôme - France)

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La vie politique en France - 3e - 2015

20 Juin 2015, 13:55pm

Publié par Sadki

LA VIE POLITIQUE EN FRANCE

 

La vie politique est conditionnée par la constitution de la Ve république, adoptée depuis 1958 : elle fonde le contrat politique entre les citoyens et l’État.

Elle repose sur le partage du pouvoir : le pouvoir exécutif qui propose les lois, le pouvoir législatif qui les vote et l’autorité judiciaire qui veille à leur bonne application.

Le pouvoir exécutif domine la vie politique : il appartient au président de la république (acteur clé autour duquel tourne la vie politique en France en raison de la constitution ; actuellement François Hollande) et au gouvernement. Élu pour 5 ans, le président est le chef de l’État, dispose de grands pouvoirs dans tous les domaines (chef des armées, chef de la diplomatie…) et fixe la politique générale du pays. Il nomme le premier ministre qui conduit sa politique et peut dissoudre l’Assemblée nationale (provoquer de nouvelles élections de députés).

Le gouvernement est composé du premier ministre (actuellement Manuel Valls), qui le dirige et de ministres et secrétaires d’État. Disposant d’un budget et s’appuyant sur l’administration pour mener sa politique, il prend des décisions (ordonnances, décrets, circulaires) et propose des lois au Parlement.

Le pouvoir législatif appartient au Parlement. Son rôle, certes important, est en réalité secondaire. Par crainte et répugnance, les citoyens sont rarement appelés à utiliser ce pouvoir par référendum. Le Parlement est composé de l’Assemblée nationale (577 députés élus pour 5 ans) et du Sénat (348 sénateurs élus pour 6 ans). Le Parlement vote les lois, peut modifier les projets de lois du gouvernement et proposer ses propres lois. L'Assemblée nationale peut renverser le gouvernement (vote d'une motion de censure). Les deux assemblées doivent se mettre d’accord sur un texte identique : le projet peut faire la navette de l’une à l’autre. En cas de désaccord final, les députés décident seuls. Les parlementaires peuvent interpeller le gouvernement tous les mercredis. La loi ne peut s’appliquer que si elle est signée par le président de la république et publiée au journal officiel.

En France, le pouvoir judiciaire est seulement une autorité judiciaire. Son indépendance est incomplète. Il a peu de contrôle sur les deux autres pouvoirs, mais davantage sur l’administration et la société civile. Le président de la république en fonction bénéficie n’est pas justiciable comme les autres citoyens. Le président, en cas de haute trahison, et les membres du gouvernement peuvent être jugés par des tribunaux spéciaux.

Le contrôle des pouvoirs peut être exercé par le Parlement (commissions d’enquêtes parlementaires) et de manière croissante par le Conseil constitutionnel, qui vérifie que les lois et les élections sont conformes à la constitution et aux traités internationaux signés par la France. Le Conseil d’État vérifie par avance les projets de loi du gouvernement et sert de tribunal administratif supérieur, qui défend les droits des citoyens, peut annuler un acte du gouvernement et condamner l’État à indemniser une victime. La Cour des comptes vérifie l’usage de l’argent public.

Les partis politiques animent la vie politique (débats, programmes, campagnes électorales). Leur pluralité est garantie par la constitution. Depuis le début du XXe siècle, ce sont les acteurs majeurs. Les plus grands (Les Républicains et le Parti socialiste) accèdent à la direction du pays et associent parfois de petits partis pour obtenir une majorité de gouvernement. Expression fondamentale de la démocratie, le jeu des partis a un effet pervers antidémocratique : il a tendance à anémier la vie politique, aucun acteur politique ne peut accéder au pouvoir suprême hors des partis et il éloigne les citoyens des décisions. La professionnalisation de la vie politique limite le renouvellement démocratique, favorise les mécontentements et l’abstention. Le marché, les acteurs financiers (banques…) et économiques (chefs d’entreprise) agissent puissamment (lobbying) dans la vie politique et imposent leurs vues aux décideurs politiques, au détriment souvent de la volonté générale des citoyens.

Pour une étude comparée des partis politiques actuels, cliquez sur le lien suivant : http://www.histege.com/2015/06/les-partis-politique-en-france-2012-2015.html

La décentralisation des pouvoirs vers le bas. La république est fortement centralisée : la plupart des décisions se prennent à Paris. La décentralisation (1982 et 2003) transfère une partie des pouvoirs de l’État aux collectivités territoriales (communes, départements, régions et collectivités d’outre-mer). Par exemple, l'enseignement public est ainsi géré, financé et équipé : les communes (mairies) se chargent des écoles primaires, le conseil départemental des collèges et le conseil régional des lycées.

L’intégration européenne vers le haut. Le Conseil européen (chefs d’État et de gouvernement) surtout, la Commission européenne et le Parlement européen jouent un rôle croissant dans la vie du pays et des citoyens. État membre fondateur, la France est soumise aux lois de l’Union européenne (directives), dont certaines sont des avancées démocratiques, qui renforcent les droits des gens. Leur non-application peut entraîner des pénalités financières pour la France. La politique européenne, qui paraît trop lointaine, est contestée par les nationalistes (souverainistes) et les antilibéraux qui refusent la politique économique libérale de l’Union.

Le citoyen a des droits politiques fondamentaux : voter, être candidat (éligibilité) et élu, participer au gouvernement. Il peut manifester ses opinions, agir dans le cadre d’une association et adhérer à un parti politique. Il est aussi citoyen de l’Union européenne. Il peut voter à dates régulières aux différentes élections, à toutes les échelles du pouvoir (de la commune à l’Union européenne). Le citoyen est un acteur essentiel de la démocratie : c’est lui qui l’a fait vivre. Alors qu’il devrait être l’acteur premier et majeur de la vie politique, en réalité, le citoyen n’a pas d’influence directe sur les grandes décisions car la France est une « démocratie représentative » (décisions prises par des élus) et non une démocratie directe (décisions prises par les citoyens eux-mêmes).

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L'opinion publique et les médias - 3e éducation civique

16 Juin 2015, 23:05pm

Publié par histege

L'OPINION PUBLIQUE ET LES MEDIAS

Les médias sont des moyens techniques qui permettent de mettre en relation des producteurs d’informations et le public. Les mass-média s’adressent à un grand nombre de personnes.

Ils suivent les progrès technologiques : la presse écrite, la radio, la télévision et internet dominent tour à tour. Tous coexistent aujourd’hui, mais avec une influence inégale.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) et la loi sur la liberté de la presse (1881) fondent la liberté de l’information : c’est un droit de l’homme. Le citoyen a droit à une information libre, pluraliste et fiable pour forger sa propre opinion et faire ses choix.

Les principaux fournisseurs d'informations sont les Etats et les insitutions internationales, les agences de presse (Associated Press, Reuters, Agence France Presse...) et les médias en général, les partis politiques et les associations.

Les médias permettent de contrôler les pouvoirs (on parle de « 4e pouvoir » de fait), de vulgariser les connaissances scientifiques, d’étudier la société et de dénoncer les dérives de la vie sociale. Le travail des médias contribue à forger l’opinion publique. L’opinion publique est la manière de penser la plus répandue dans la population. Elle peut être diverse et juxtaposer plusieurs opinions publiques. L’opinion publique est aussi profondément travaillée par les décideurs politiques (hommes et partis politiques) et économiques (financiers, chefs d’entreprises), les individus et les groupes d’individus (associations, lobbys = groupes de pression qui défendent des intérêts privés…).

Actuellement, la plupart des médias sont privés et une minorité demeurent publics (propriété de l’Etat ou sous sa tutelle). Néanmoins, la plupart des médias ont perdu leur indépendance. Dans le passé, ils étaient soumis au pouvoir politique (arrestations, censure, propagande). Désormais, ils sont soumis aux acteurs économiques et financiers. La plupart des grands médias ont été achetés ou créés par des groupes financiers et des entreprises. Dès lors, l’objectif principal n’est plus la recherche du savoir, de la vérité et la promotion du talent, mais la recherche du profit (vente de produits commerciaux), la promotion du divertissement (sports, spectacles, faits divers, l’« insécurité » , fausse « téléréalité », star-system et presse people qui reposent sur la notoriété) et la pression politique et idéologique dans le sens du libéralisme économique.

La recherche du profit, les animateurs soucieux de garder leur place, la dictature de l’audience font que les médias ont un comportement moutonnier : tous parlent de la même chose et se désintéressent de la qualité de l’information. Le nationalisme, les va-t-en-guerre et le lynchage médiatique sont des risques majeurs. La hiérarchie de l’information est souvent inversée : l’événement futile ou sensationnel prime sur l’étude argumentée. Les médias créent quotidiennement des événements artificiels : une actualité chasse l’autre, pas seulement dans les chaînes d’information continues (BFM TV) souvent anxiogènes. L’actualité réelle, qui fait sens, est souvent reléguée au dernier plan. Les reporters et les journalistes d’investigation se font plus rares face aux commentateurs suspendus au téléphone et à leur écran qui ne sortent pas de leur bureau. La communication (au sens de propagande ou de publicité) brouille l'information réelle. Les faux experts supplantent ceux qui travaillent de longue date avec honnêteté intellectuelle. Les décideurs et les médias manipulent ainsi l’opinion publique, pour que les individus deviennent des acheteurs-consommateurs et des relais capables, notamment lors des élections, de voter dans le sens voulu. Ils font du marketing politique et économique.

La plupart des médias privés ont une politique éditoriale souvent marquée à droite (TF1, M6, Europe 1, RMC qui a en plus des accents populistes poujadistes, NRJ, Fun Radio…, Le Figaro, Le Point, Les Echos…). Canal + tente de tenir une position à la fois commerciale, "jeune", "branchée" et ouverte. Les médias inclinant vers la gauche sont en recul : Le Monde (centriste et libéral), France Inter, Le Nouvel Obs (social-démocrate), Libération (socialiste), L’Humanité (communiste, avec peu d’audience). Les médias publiques tentent de suivre un équilibrisme difficile entre la droite et la gauche (ligne soit centriste, soit gouvernementale qui varie en fonction de la majorité gouvernementale comme France 2, soit plus souvent sociale-démocrate). Ces médias proposent de manière variable ou trop rare des productions utiles. La chaîne franco-allemande ARTE fournit une offre culturelle de qualité (fictions, spectacles, documentaires) et une information sobre et ouverte sur le monde : c’est pourtant une des moins regardées. La radio France Culture prend le temps de traiter de sujets de fond et son journal est souvent documenté et objectif, même si sa rédaction a peu de moyens humains et financiers.

Internet et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) prennent une place de plus en plus grande. C’est un progrès. Les individus accèdent plus rapidement à l’information. Ils permettent une capacité de réaction et de mobilisation sans précédent, même entre individus qui ne se connaissent pas. Des espaces de libertés, des idées et des créations nouvelles, alternatifs, peuvent ainsi émerger. Mais, les risques sont grands : la liberté est détournée dans un but commercial (les moteurs de recherche comme Google orientent dans ce sens les résultats des recherches), la cybercriminalité se développe, les fausses informations et les rumeurs se propagent, les injures et les attaques se multiplient sous couvert d’un faux anonymat. Car les Etats et les fournisseurs d’accès peuvent briser les liaisons satellitaires et internet, espionner, ficher, vendre ou divulguer les informations sur les usagers. La surveillance généralisée et informatisée est un risque pour les droits de l’homme et la démocratie.

Les sondages sont des études statistiques et sociologiques basées sur un échantillon restreint d’individus (dit « représentatif ») avec pour but de proposer une photographie partielle ou générale de la société. Mais, ce sont toujours des extrapolations. Tous n’ont pas la rigueur scientifique prétendue. Les commanditaires (payeurs) des sondages influencent souvent les résultats finaux. Les « instituts » (terme scientifique généralement usurpé) tendent à se substituer à l’opinion réelle des individus et à parler abusivement au nom des Français : la seule vérité de l’opinion est celle qui résulte d’élections libres, préparées de manière contradictoire.

Les individus et les groupes d’individus doivent être vigilants, user d’esprit critique, se tenir informés, savoir reconnaître les informateurs et les informations fiables, éviter de juger sans examen rigoureux pour penser et agir de manière libre et responsable. L’actualité de qualité et les connaissances scientifiques existent, mais il faut savoir les « dénicher ». C’est la qualité de la lecture qui fait la qualité du jugement.

 

 

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Les partis politiques en France - 2012-2015

10 Juin 2015, 19:25pm

Publié par histege

TABLEAU COMPARATIF DES PARTIS POLITIQUES EN FRANCE

SITUATION EN 2012-2015

 

Programme de 3e : le tableau s'insère dans la séquence intitulée La vie politique (en France).

Tableau valable pour le lycée et l'université (histoire et science politique).

Pour avoir un affichage de meilleure qualité, télécharger le fichier pdf ou le fichier word, en cliquant sur les liens ci-dessous, format pdf ou word.

 

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Les partis politique en France - situation en 2009-2010

10 Juin 2015, 15:26pm

Publié par histege

TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPAUX PARTIS POLITIQUES

EN FRANCE

situation en 2009-2010

 

Programme de 3e : le tableau s'insère dans la séquence intitulée La vie politique (en France).

Tableau valable pour le lycée et l'université (histoire et science politique).

 

Pour avoir un affichage de meilleure qualité, télécharger le fichier pdf ou le fichier word, en cliquant sur les liens ci-dessous, format pdf ou word.

 

 

 

Tableau comparatif des principaux partis en France en 2009-2010 : histoire, idéologies, idées, programmes et courants politiques, figures historiques et actuelles

Tableau comparatif des principaux partis en France en 2009-2010 : histoire, idéologies, idées, programmes et courants politiques, figures historiques et actuelles

Tableau comparatif des principaux partis en France en 2009-2010 : histoire, idéologies, idées, programmes et courants politiques, figures historiques et actuelles

Tableau comparatif des principaux partis en France en 2009-2010 : histoire, idéologies, idées, programmes et courants politiques, figures historiques et actuelles

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Carte - organisation du territoire français

1 Juin 2015, 19:01pm

Publié par histege

Carte - organisation du territoire français

Pour les 3e 6

Carte d'organisation du territoire français : à reproduire sur le fond de carte distribué, en respectant les symboles et les couleurs. Il faut ensuite l'apprendre.

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